Santé maternelle : le Fnuap promeut la planification familiale dans la sous-préfecture de Kindamba

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Consistant à utiliser des méthodes contraceptives et à traiter l’infécondité, la planification familiale permet également à la population d’atteindre le nombre souhaité d’enfants et de déterminer l’espacement des naissances.

Le Fond des Nations unies pour la population (Fnuap) a initié, depuis quelque temps, une campagne de sensibilisation des femmes à la planification familiale dans le district de Kindamba, département du Pool. En effet, consciente de la situation sociopolitique qui a prévalu dans ce département, cette agence onusienne a mis à la disposition de ses équipes des médicaments pour la prise en charge gratuite des femmes. « Nous sommes des agents du Fnuap, basés à KindambaJ’ai parlé plus de l’espacement des naissances que de la planification familiale parce que souvent, dans les villages, les femmes ne connaissent pas ce que cela veut dire. Elles pensent que la planification familiale consiste à rendre la femme stérile, ce qui n’est pas le cas. Donc, une fois arrivée à Kindamba, je vais les examiner et les mettre dans les méthodes de planification familiale », a expliqué Radegonde Milandou, rencontrée au village Batounga, à environ 27 km de Kindamba.

Basée avec son équipe à l’hôpital de base de Kindamba, cette sage-femme affectée par le Fnuap a accompagné la délégation du ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire au chevet d’un couple qui a donné naissance à un triplet, au village Batounga. « Cela fait deux semaines qu’on nous a appris qu’il y a une femme qui a accouché de trois bébés. C’est pourquoi, nous sommes venus sur place pour apporter de l’aide à la maman et voir l’état des bébés. Malheureusement, à notre arrivée, deux sont déjà décédés. Le premier est mort trois jours après l’accouchement et le second une semaine après », a-t-elle indiqué.

Ce qui a inquiété la délégation conduite par Christian Aboké Ndza, c’est que le bébé survivant ne serait pas un malnutri mais un hypotrophe. « Comme ils étaient trois dans le ventre, c’est normal.  Il y a plus de chances qu’il survive parce qu’il est resté seul, donc il va bénéficier de l’allaitement maternel », a assuré Radegonde Milandou.

Vérification faite, la maman des triplets était à sa huitième grossesse car, cette femme d’une trentaine d’années révolues est mère de sept gosses. Selon l’infirmier chef du Centre de santé intégré de Kindzaka, Roger Nkounkou, l’accouchement des triplets a été bel et bien pratiqué dans de bonnes conditions et les trois enfants étaient en bon état. C’est la situation de pauvreté de la famille qui serait à l’origine de ces deux décès.

De quoi à interpeller la sage-femme du Fnuap. « S’ils étaient nés à Kindamba, sur place, on devait prendre les trois bébés en charge, pour renforcer l’allaitement maternel par le lait artificiel parce que trois bébés, la maman seule ne peut pas. Les accouchements à domicile sont risqués, c’est pour cette raison que le Fnuap a pensé envoyer une sage-femme parce qu’il condamne cette pratique. Notre mission consiste à éradiquer le phénomène des accouchements à domicile, les femmes doivent accoucher à l’hôpital mais, au regard de la distance, elle ne pouvait pas venir à Kindamba », a-t-elle reconnu.

Notons que la promotion de la planification familiale et la garantie de l’accès aux méthodes de contraception de leur choix pour les femmes et pour les couples sont essentielles pour assurer leur bien-être et leur autonomie tout en soutenant la santé et le développement des communautés. Car, la capacité d’une femme d’espacer et de limiter ses grossesses a des conséquences directes sur sa santé et son bien-être. Ainsi, la planification familiale permet l’espacement des naissances et donne la possibilité de retarder les grossesses chez les femmes jeunes, les grossesses précoces étant associées à un risque élevé de problèmes de santé et de décès.

Légendes et crédits photo : 

– Radegonde Milandou sensibilisant les femmes de Batounga/ Adiac
– Le couple ayant donné naissance à un triplet /Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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