Santé: les secteurs public-privé veulent élaborer un programme conjoint pour 2018

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En vue de donner une bonne qualité de soins à la population congolaise, le personnel de santé des secteurs public-privé s’est réuni le 10 octobre, en atelier technique de partenariat, en vue d’élaborer un programme d’ensemble pour l’année prochaine.

L’atelier consiste à développer le partenariat public-privé, a expliqué l’inspecteur général de la santé, le professeur, Richard Urbain Bileckot. Selon lui, la santé n’est pas seulement la chose publique mais aussi celle du secteur privé.

La ministre de la Santé et de la population avait mis en place un partenariat public-privé. A cet effet, ce secteur est associé dans le travail et la partie pratique des soins. De 2015 à 2017, explique Richard Urbain Bileckot, l’Etat a injecté plus de 200 millions de Francs CFA dans le secteur privé de la santé.

Le ministère de la Santé a décidé d’appuyer également les autres centres professionnels de santé ; des confessions religieuses pour arranger les modalités d’accueil, d’achat des médicaments, etc. « Nous voulons que le Congo ait une certaine performance car beaucoup des Congolais vont se soigner dans les centres privés des pays étrangers. Chaque année, le Congo dépense des milliards de Francs CFA pour les soins que les Congolais reçoivent à l’étranger. Tous ces financements sont une perte pour le pays », a-t-il déploré.

Le docteur Landry Sossoumihen a donné sa communication sur le thème « L’alliance du secteur privé de la santé : vision stratégique et enjeux ». L’orateur a expliqué que le secteur privé avait reçu mandat d’élaborer une vision stratégique qui va permettre à l’alliance de faire face aux enjeux du système national de santé. « Au sein de l’alliance nous allons partager cette vision avec l’ensemble des membres du secteur public de la santé pour avoir des soins de qualité. L’Alliance a mis en place une gouvernance pour atteindre la performance et élaborer une communication dans le sens de la transparence », a-t-il indiqué. 

La qualité des soins, insiste le docteur, a un objectif permanent. L’ASPS a pensé assainir le cadre dans lequel le secteur privé travaille en participant à l’élaboration du projet de loi de certaines réformes du secteur public-privé en cours d’examen ; à la mise en place des normes institutionnelles techniques pour la gestion des établissements ; formation du personnel de santé ; l’assistance des compétences ; l’évaluation des professionnels et bien d’autres.

Outre ces éléments, l’orateur a parlé de l’imporance des innovations   dont celles managériales et technologiques avec la télémédecine; etc. 

Notons que les travaux de groupe ont porté sur le cadre juridique, le dialogue public-privé, la collaboration avec les autres programmes ainsi que l’ accès au financement.

Le président de l’Alliance du secteur privé de la santé (ASPS), le docteur Jean Daniel Ovaga, a rappelé que cet atelier technique est l’un des leviers qui leur permet de structurer la vision ; circonscrire le temps et saisir toutes les opportunités pour un partenariat public-privé innovant en vue d’atteindre l’objectif de sécurité sanitaire. 

 

 

Source : adiac-congo.com

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