Santé : le Congo réactualise son plan de contingence pour l’épidémie de la grippe

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Le directeur général de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, le Dr Lambert Kitemo, a annoncé le 13 janvier à Brazzaville, lors d’un entretien avec Les Dépêches de Brazzaville, la confirmation par le laboratoire national de santé publique de la présence au Congo du virus tenoson de la lignée victoria et la grippe HN1.

Santé : le Congo réactualise son plan de contingence pour l’épidémie de la grippe Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B) : Dans certaines villes du pays, la population déplore la présence d’une grippe. Qu’est-ce qui explique cela ?

Lambert Kitemo (L.K.) : Nous avons reçu de Pointe-Noire, la Bouenza et Brazzaville des échantillons de crachats, secrétions nasales et de la gorge examinées au niveau du laboratoire national de santé publique dès la 27e et 52e semaines de l’année 2017. Les examens cliniques ont identifié plus de 255 échantillons dans tous les cas dont 70% avec un virus qu’on appelle tenoson de la lignée victoria et 20% de la grippe HN1 déjà survenue au Congo en 2009.

L.D.B. : Quelles sont les mesures que le gouvernement a prises face à cette épidémie ?

L.K.: Conformément au règlement sanitaire international, le Congo est en cas de grippe pandémique. Il est en train de réactualiser son plan de contingence. A cet effet, la direction de l’épidémiologie est censée informer le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo. J’ai également fait la notification à l’OMS depuis Genève, en Suisse. Dans ce plan, il y a le renforcement de la surveillance épidémiologique, les campagnes de sensibilisation ainsi que les mesures de vulgarisation des conditions d’hygiène individuelles et collectives afin d’éviter la transmission qui se fait par les voies respiratoires, salutations et les accolades. Il est demandé à tout citoyen de laver les mains au savon après s’être mouché, jeter les papiers mouchoirs dans les endroits appropriés et de tousser en se protégeant le nez et la bouche afin d’épargner les autres.

 L.D.B : Le choléra sévit actuellement en République démocratique du Congo. Quelles sont les dispositions que vous avez prises pour éviter la propagation de cette épidémie à Brazzaville ?

L.K. : Le Congo ne pourra pas fermer ses frontières avec Kinshasa. Ce qu’il peut faire, c’est de renforcer la surveillance épidémiologique en identifiant les cas de diarrhées suspectes. Il faut encourager une surveillance épidémiologique à base communautaire. Le Congo n’est pas en épidémie de choléra, le dernier cas remonte à septembre 2016, dont le foyer était l’Ile Mbamou. Le choléra est une maladie des mains sales. L’essentiel est de laver régulièrement les mains et avoir une alimentation sûre et contrôler l’eau potable .    

L.D.B :  Les fuites du réseau de distribution d’eau à Brazzaville n’ont-elles pas un impact négatif sur la population ?  

L.K. : L’eau qui provient de l’usine de Djiri est propre à la consommation, hormis la qualité de l’étanchéité des tuyaux qui ne permet pas d’assurer la qualité de l’eau. Je demande à la population de faire attention à l’eau vendue le long des avenues dans les sachets.  Je crois que le préfet de Brazzaville prend les dispositions pour la règlementation de la vente d’eau.   

Légendes et crédits photo : 

Dr. Lambert Kitembo (Adiac)

Source : adiac-congo.com

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