Risque de rupture imminente d’un autre barrage mineur au Brésil

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L’alerte a été donnée face à un risque de rupture imminente d’un autre barrage minier, dimanche, à Brumadinho, dans le sud-est du Brésil, 48 heures après la catastrophe qui a fait au moins 34 morts et quelque 300 disparus.

La compagnie minière Vale a indiqué, dimanche 27 janvier, dans un communiqué, avoir actionné les alarmes à 5h30 (07h30 GMT) après avoir « détecté une hausse des niveaux de l’eau dans le barrage VI », structure qui fait partie de la mine Corrego do Feijao, situé dans le sud-est du Brésil.

Les pompiers ont indiqué de leur côté avoir entamé l’évacuation des villages voisins.

« Attention, évacuation générale de la zone, cherchez à gagner les lieux les plus élevés de la ville. Évacuation d’urgence », lançaient des haut-parleurs des pompiers à Brumadinho dès l’aube, réveillant les 39 000 habitants de cette ville en deuil après la catastrophe de vendredi.

« Dès que l’alarme a été lancée, les pompiers ont commencé à évacuer les villages les plus proches du barrage », a indiqué à la presse le chef du corps des pompiers local, Pedro Aihara.

Un autre barrage, qui s’est rompu vendredi, a provoqué la mort d’au moins 34 personnes. Mais ce dernier bilan rendu public samedi soir risquait de s’alourdir considérablement, dans la mesure où environ 300 personnes étaient encore portées disparues, avec des chances « minimes » de retrouver des survivants, selon les autorités.

Le barrage numéro un de la mine Corrego do Feijao était en cours de démantèlement. Il avait été construit en 1976 par l’entreprise Ferteco Ferteco Mineração, rachetée en 2001 par Vale. Le PDG de Vale, Fábio Schvartsman, a indiqué que le barrage avait été inspecté le 10 janvier, sans mettre en évidence des problèmes de sécurité. Une autre inspection avait été réalisée en septembre 2018 par l’entreprise allemande TÜV SÜD, spécialisée dans les essais et les certifications. Contactée à Berlin, TÜV SÜD a confirmé cette inspection, expliquant qu' »aucun défaut n’avait été constaté ».

Sur les images aériennes diffusées par les pompiers après la catastrophe, on peut voir une véritable marée de boue de couleur marron aux reflets grisâtres recouvrant d’immenses surfaces de végétation.

La capacité de rétention étant de 12 millions de mètres cubes, le volume de la coulée de boue qui a englouti la zone attenante à la mine est largement inférieur à celui du désastre de Mariana, un drame similaire qui avait fait 19 morts en 2015, à 120 km de Brumadinho.À l’époque, un tsunami de boue de 50 millions de mètres cubes avait déferlé sur 650 km et s’était répandu dans l’Atlantique, après la rupture d’un barrage de Samarco, copropriété de Vale et du groupe anglo-australien BHP.

Le PDG de Vale a souligné que « la tragédie environnementale devrait être moindre que celle de 2015, mais la tragédie humaine bien plus importante ».

Source: http://www.mediacongo.net/

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