Reynders en Afrique : RDC et relations bilatérales au programme

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L’évolution de la situation en République démocratique du Congo (RDC), où des élections sont prévues en décembre, a occupé une part importante de la visite d’une semaine du ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, sur le continent africain.

Lors d’entretiens avec ses homologues angolais, sud-africain, béninois et du Congo-Brazzaville, M. Reynders a en effet systématiquement abordé cette thématique. «Nous souhaitions échanger nos analyses de la situation avec les acteurs de la région, notamment dans la perspective de notre présence au Conseil de sécurité de l’ONU» (20192020), a-t-il expliqué, alors que des élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues en RDC le 23 décembre 2018.

«Tout le monde souhaite que la Constitution soit respectée et qu’un véritable dialogue entre les acteurs ait lieu, conformément à l’accord intercongolais de la Saint-Sylvestre», a souligné le ministre belge après ses différents contacts en Afrique. D’après lui, abstraction faite du retard

Dans l’organisation du scrutin, des éléments positifs sont à noter: la fixation d’une date pour l’élection et l’annonce par le président Joseph Kabila qu’il ne briguera pas de nouveau mandat.

Des questions se posent toutefois toujours quant à la capacité des autorités locales d’organiser des élections véritablement «libres, inclusives et transparentes». Le fait que plusieurs candidats de l’opposition aient été disqualifiés ces dernières semaines, ainsi que le risque de tensions que ces décisions entraînent sont d’autres motifs de préoccupation. Alors que Kinshasa refuse toute aide extérieure, l’aspect logistique de l’organisation du scrutin pourrait également constituer un élément problématique.

Malgré ces écueils, les acteurs régionaux se disent toujours prêts à œuvrer pour que les élections se tiennent d’ici la fin de l’année. L’Afrique du Sud notamment, dont la crédibilité internationale a été mise à mal sous la présidence de Jacob Zuma, a «une vraie volonté de s’investir» pour que le processus électoral aboutisse, a expliqué M. Reynders.

Source: http://www.mediacongo.net/

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