Révélation de «Paradise Papers» : L’indifférence du ministre Kabwelulu sur l’octroi illicite d’une mine de cuivre en RDC étonne

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Un ministre des Mines du Gouvernement central de plus en plus inexistant, son action au sein du gouvernement ces dernières années n’ayant jamais été ressentie. Et pourtant, l’économie de la RD Congo se caractérise par l’importance des recettes liées à la production de ses manières premières.

Comment justifier l’indifférence du ministre Martin Kabwelulu, alors que son secteur est truffé de véritables « monstres », qui ne cessent de brader les minerais du pays qu’ils exportent en grandes quantités vers l’étranger. Un secteur des mines  cité régulièrement dans des rapports d’organisations internationales pour bradage et exploitations illicites par des firmes internationales, en complicité de certains fils du pays.

«Paradise Papers»

Mais jamais le numéro un de ce secteur n’a osé expliquer toutes ces situations de bradage et d’exploitation illicite. Le comble c’est qu’il se retrouve présent dans tous les gouvernements depuis l’époque du patriarche Gizenga, en passant par Muzito, Matata Ponyo, Badibanga et aujourd’hui Tshibala.

Une situation qui a dérangé certaines organisations de lutte contre la corruption qui crient à la complicité de certaines autorités congolaises et de leurs familles dans le bradage et l’exploitation illicite des minerais du pays. Ces structures  donnent comme preuve, le dernier rapport ayant trait au  «Paradise Papers», qui révèle  comment la firme Glencore s’est emparée d’une mine de cuivre en RD Congo. Une situation déjà documentée par les enquêtes de  l’Ong Global Witness, démontrant que Glencore avait eu recours, pour ses affaires en RDC, aux services de Dan Gertler, homme d’affaires à la réputation sulfureuse.

350 millions de dollars US perdus pour les Congolais

Glencore aurait prêté 45 millions de dollars à Gertler pour qu’il puisse participer à une augmentation de capital d’une mine du  Katanga et ainsi devenir son principal partenaire, lui permettant de réaliser une substantielle économie. Il faut savoir que cette mine est l’un des plus gros gisements de cuivre au monde.

En 2007, quand Glencore souhaite en prendre le contrôle, les propriétaires de la mine – dont la société publique Gécamines – n’y sont pas favorables et réclament un droit d’exploitation d’un demi-milliard de dollars. En deux ans, Dan Gertler parvient à réduire le droit d’exploitation à 140 millions de dollars, ce qui revient donc à 350 millions de perdus pour les Congolais.

Source : Media Congo

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