Retour rapide à l’ordre démocratique: départ de Kabila du pouvoir au besoin en découplant la présidentielle des autres scrutins, estime l’AR

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Pour l’Alternance pour la République, AR, le départ de Joseph Kabila du pouvoir constitue l’élément qui va déclencher le retour rapide à la normalité démocratique contrariée par la non-tenue de la présidentielle en décembre 2016.

Pour cela, la plateforme de soutien à la candidature de Moïse Katumbi à la future présidentielle, est favorable à ce que l’élection présidentielle soit découplée des autres scrutins, notamment législatifs et provinciaux. Question d’aller vite.

La position de l’AR a été exprimée samedi 28 octobre au cours d’une réunion de la Conférence des présidents de l’AR, relative à l’évaluation de la situation politique après la visite de Nikki Haley, réunion qu’a présidée son coordonnateur Delly Sesanga Hipungu.

L’AR dit avoir suivi avec intérêt la position de l’envoyée spéciale du président Trump en faveur de l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre sur la décrispation du climat politique, le processus électoral et sa mise en oeuvre effective.

Ainsi la plateforme pro-Katumbi « considère que le départ de Monsieur Joseph Kabila du pouvoir conformément aux dispositions dudit Accord, constitue l’élément déclencheur de l’oeuvre de restauration de la démocratie tel que souhaité par notre peuple», déclare l’AR dans le communiqué qui a sanctionné la réunion de sa conférence de présidents.

Un scénario évoqué aussi par l’ambassadrice US à l’ONU lors de sa rencontre avec les dirigeants de la Commission Électorale Nationale Indépendante, car elle veut voir les élections se tenir au plus tard en 2018.

Pour favoriser rapidement l’alternance pacifique à la tête de la RDC, l’AR est donc favorable au découplage de la présidentielle des autres scrutins.

« L’AR réitère sa position exprimée lors de sa matinée politique du 23 septembre 2017 en faveur de l’organisation ultime de l’élection présidentielle, au besoin découplée de toutes les autres élections, pour engager le pays sur la voie du rétablissement de la démocratie », affirme cette plateforme.

Dans sa conclusion, AR demande au peuple congolais de redoubler de vigilance et de veiller à sa mobilisation pour faire aboutir les objectifs de l’Accord du 31 décembre 2016.

Un détail qui n’a échappé à personne à la lecture de son communiqué, l’AR prend le soin de ne jamais identifier Joseph Kabila par ses titres : président de la République ou chef de l’État. À la place, elle a préféré placer «Monsieur» devant son nom.
Une façon de lui dénier toute légalité et légitimité afin de souligner la gravité de la crise politique qui secoue la RDC.

Zabulon Kafubu

Source : 7sur7.cd

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