Retombées du rapport de HRW : Ida Swayer en passe d’être poursuivie en justice par l’État congolais

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En initiant la plainte contre l’activiste des droits de l’homme, le gouvernement congolais entend marquer sa désapprobation envers le dernier document de l’ONG américaine, publié le 4 décembre dans l’intention manifeste, apprend-on, de déstabiliser le pays et rendre service à certains politiciens congolais véreux.    

Le dernier rapport de Human Rights Watch (HRW) continue à soulever des vagues. Les allégations contenues dans ce document faisant état du recrutement en Ouganda et au Rwanda des rebelles du M23 pour réprimer les manifestations anti-Kabila de décembre 2016 passent mal. Après le démenti porté par la ministre des Droits humains sur ce qui est assimilé à une mauvaise farce de la part de l’ONG américaine réputée pour ses « hérésies », la prochaine étape est la plainte en instance d’être engagée contre sa représentante chargée de l’Afrique centrale sur la RDC.

À en croire 7sur7.cd qui tient cette information d’une source proche de l’exécutif national, il est question, pour les autorités congolaises stigmatisées dans ledit rapport, de laver l’affront en contraignant son auteur à apporter la preuve de ses allégations. Le gouvernement prendrait cette affaire très au sérieux et entend aller jusqu’au bout. D’après 7sur7.cd, un avocat est en passe d’être recruté en Belgique pour élaborer la plainte censée enclencher la procédure judiciaire. Ida Sawyer serait poursuivie pour diffamation, apprend-on.

En initiant sa plainte contre cette activiste des droits de l’homme, le gouvernement congolais voudrait désapprouver solennellement le rapport de HRW publié le 4 décembre. Un texte dépourvu de sens, à en croire certains officiels, et qui ressemblerait à un roman  pondu par Ida Sawyer seule, à partir de la Belgique où elle réside afin de rendre service à certains politiciens congolais véreux.

Pour rien au monde, la RDC ne peut pousser l’outrecuidance jusqu’à recruter des hommes au Rwanda et en Ouganda en appui à sa police pour des questions de maintien de l’ordre public sur son territoire alors qu’elle est elle-même bien lotie en unités et en équipements, fait-on savoir. Ainsi donc, l’acharnement manifesté par Ida Swayer sur la RDC trahirait le froid qui caractérise ses relations avec les autorités congolaises. Celles-ci, selon nos sources, auraient dernièrement refusé de renouveler son visa, estimant qu’elle joue le jeu des ennemis de la République qui ne jurent que par sa déstabilisation.  

Pour rappel, HRW avait soutenu, dans son rapport, que des membres de l’ancienne rébellion congolaise du M23 (défaite en novembre 2013) réfugiés dans des camps en Ouganda et au Rwanda avaient été recrutés par des officiers supérieurs des forces de sécurité congolaises, entre octobre et début décembre 2016. Au moins deux cents d’entre eux auraient répondu à l’appel et ont été intégrés, selon HRW, à des unités de la police, de l’armée et de la Garde républicaine avec pour consigne, de réprimer les manifestations anti-Kabila de décembre 2016. Des faits que continue de réfuter le gouvernement congolais.

Source : adiac-congo.com

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