Retombées des nominations à la SNCC et à la Gécamines : les jeunes de l’UDPS et du PPRD s’empoignent dans la rue

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Les militants du parti de l’ex-chef de l’Etat et ceux de son successeur se sont affrontés, ce 12 juin à Kinshasa, sur l’avenue Sendwe, dans la commune de Kalamu, autour des dernières ordonnances présidentielles nommant des nouveaux mandataires dans les deux entreprises publiques, soutenues par les uns et boudées par les autres.   

Photo ACTUALITE.CD.La coalition Front commun pour le Congo (FCC)-Cap pour le changement (Cach) se porte décidément très mal. Aujourd’hui, l’indice symbolisant le malaise qui gangrène ce partenariat politique est, sans nul doute, la guerre des tranchées à laquelle se livrent les deux camps autour des ordonnances présidentielles nommant un nouveau leadership à la Société nationale des chemin de fer du Congo (SNCC) et à la Société générale des carrières et des mines (Gécamines).

Le débat sur la constitutionnalité de ces actes posés par le président de la République a enflé dans l’opinion sur fond d’une tension qui ne faiblit pas. Les discussions ont quitté les allées de l’hémicycle pour prendre pied dans la rue. Les jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont pris à leur compte ce dossier et continuent de mettre la pression sur les députés du FCC. Ces derniers ont désacralisé, selon eux,  l’institution « président de la République » en tenant des propos outrageants à l’endroit de Félix Tshisekedi.

Réponse du berger à la bergère

Depuis lundi, la tension est vive aux abords du Palais du peuple, siège de la représentation nationale, et dans ses environs. La présence tant redoutée des combattants de l’UDPS réputés imprévisibles dans leurs agissements ravive actuellement des inquiétudes, et chaque jour qui passe, rajoute un peu plus à la peur déjà perceptible. Et comme si cela ne suffisait pas, les jeunes du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation politique phare du FCC, sont entrés, eux aussi, dans la danse ce mercredi, en s’illustrant par une manifestation spontanée au Palais du peuple.

Les « bérets rouges », comme se font appeler ces inconditionnels de la « Kabilie », entendaient réagir à leur manière à la manifestation organisée la veille par les jeunes de l’UDPS dont ils ont fustigé le « comportement barbare » consistant à faire la chasse aux députés membres du FCC à qui ils ont promis tout leur soutien. Réponse du berger à la bergère, dirait-on. Un mémorandum a été remis au rapporteur de l’Assemblée nationale qui les a invités au calme. Concomitamment à cette action initiée par les jeunes du PPRD, ceux de l’UDPS qui ne décolèrent pas ont reproduit le scénario de la veille en perturbant le trafic à la hauteur de leur siège, dans la commune de Limete.

Par centaines, ils ont entamé une opération punitive en ciblant les sièges des partis politiques membres du FCC. Celui du Congrès national congolais du député national, Pius Muabilu, cadre du FCC, qui se retrouve dans la même aire géographique que celui de l’UDPS, a été saccagé à la minute et mis à sac par des jeunes survoltés. Ces derniers ont tenté de reproduire la même scène à la ligue des jeunes du PPRD située à la sixième rue Limete mais se sont butés à la résistance de ceux du PPRD qui ont érigé un mur de résistance. Il s’en est suivi un affrontement à l’arme blanche entre les deux camps qui s’est poursuivijusqu’au bureau du PPRD/Mont Amba, situé sur l’avenue Sendwe. L’ordre public a été perturbé de longues heures à cet endroit jusqu’à l’intervention  des éléments de la police qui, une nouvelle fois, ont eu recours aux gaz lacrymogènes et aux tirs de sommation. Aucun blessé n’a été enregistré, si ce ne sont des interpellations en cascade des manifestants. Dossier à suivre.

Légendes et crédits photo : 

Des jeunes du PPRD manifestant aux abords du Palais du peuple

Source : http://www.adiac-congo.com/

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