Retombées de l’accord Congo-FMI : le Premier ministre a annoncé le versement de plus de 780 milliards FCFA

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Clément Mouamba a animé une conférence de presse le 18 juillet, à Brazzaville, pour essayer de situer l’opinion sur les bénéfices du programme de réformes macroéconomiques avec le Fonds monétaire international(FMI), une semaine après sa signature.

D’après le chef du gouvernement, d’autres partenaires se sont mobilisés en faveur du pays, dont la Banque africaine de développement qui va octroyer une aide de 262 milliards CFA, la Banque mondiale environ 171 milliards CFA ainsi que la France plus de 89 milliards, en plus du crédit de 259 milliards que devait verser le FMI.

Ces enveloppes sont destinées, a précisé le Premier ministre, à soutenir les efforts conduits par son gouvernement pour rétablir les équilibres macroéconomiques, assainir les finances de l’État et surtout de reconstituer le niveau des réserves de change du pays au niveau de la Banque centrale.

Le plus dur reste l’application des réformes de sortie de crise retenues dans l’accord, a admis le conférencier. « L’approbation de ce programme par le conseil d’administration du FMI marque l’aboutissement d’un long processus de négociations. Sa réussite repose sur la poursuite des efforts déjà consentis par tous les Congolais », a-t- il déclaré.

Poursuivant sur la question de réformes, Clément Mouamba a estimé que le programme renforcera la capacité du gouvernement à investir dans les infrastructures et le social. Pour cela, une bonne partie du premier décaissement (80%) devrait être allouée au financement des hôpitaux, des écoles, de l’accès à l’eau et l’électricité, y compris des programmes des filets sociaux ‘‘Lisungui’’. « L’accord ne peut certes pas régler tous les problèmes mais, c’est notre accord, soutenons-le », a lancé le Premier ministre.

 Des négociations avec les créanciers traders

L’intervenant a aussi évoqué l’épineuse question de gestion de la dette extérieure et intérieure qui est chiffrée actuellement à 5580 milliards CFA. Dans ce montant, a-t-il poursuivi, il y a la dette intérieure des opérateurs économiques estimée à 1700 milliards FCFA et celle des traders environ 965 milliards CFA.

Si le gouvernement a pu trouver des compromis avec certains créanciers sur le rééchelonnement de la dette, à l’instar de la Chine, le traitement de la dette intérieure et celle envers les traders n’est pas conclu. Pour ce faire, l’exécutif a promis initier des discussions sur le sujet avec les traders avant la fin de l’année.

Dans la pratique, les traders retirent une quantité suffisante du pétrole brut pour se faire rembourser. Une modalité de paiement que l’exécutif souhaite changer à l’issue du round de négociations. « C’est pourquoi, le gouvernement a demandé une discussion de bonne foi avec les partenaires traders. C’est un point majeur pour que l’accord s’exécute normalement », a martelé Clement Mouamba.

 

Légendes et crédits photo : 

– Clement Mouamba
– Le Premier ministre s’adressant à la presse

Source : http://www.adiac-congo.com/

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