Restrictions imposées aux officiels congolais : l‘UE sommée de lever ses sanctions avant la tenue des élections

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Dénonçant les tentatives de l’Union européenne (UE) de reconduire les sanctions imposées à seize personnalités congolaises, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, a menacé de prendre des mesures de rétorsion.

L’UE examinera, le 10 décembre, la possibilité ou non de lever ses sanctions prises contre seize officiels congolais accusés d’entraver les principes démocratiques dans le pays. Ces mesures consistent essentiellement en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l’UE. Ramazani Shadary, Lambert Mende, Evariste Boshab et d’autres personnalités frappées par ces sanctions devront attendre l’issue des discussions du 10 décembre pour connaître leur sort. En attendant, le ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, est monté au créneau pour interpeller l’UE qu’il invite à reconsidérer sa position au regard du caractère contreproductif  des sanctions infligées aux officiels congolais et en appelle à leur levée avant la tenue des prochains scrutins. Des sanctions qui, dans son entendement, violent toutes les dispositions des principes qui régissent le droit et les relations internationales.

C’est le 30 novembre, au salon rouge du ministère des Affaires étrangères, que Léonard She Okitundu a tenu ce discours devant des chefs des missions diplomatiques accréditées à Kinshasa et des journalistes. L’orateur s’est longuement appesanti sur les efforts fournis par Kinshasa dans l’optique de ramener, via leurs diplomates, les États membres de l’UE à la raison.

Des efforts de dialogue auraient été entrepris au haut niveau, a soutenu Léonard She Okitundu qui a évoqué, dans la foulée, sa conversation téléphonique avec Federica Mogherini, vice-présidente de la Commission européenne. La RDC, a-t-il dit, a mené toutes les démarches nécessaires sans obtenir gain de cause. L’UE est restée de marbre et, selon certaines indiscrétions, elle serait même tentée de reconduire ces sanctions.   « Face à la fin de non-recevoir de l’Union européenne, le gouvernement congolais se verrait en désespoir de cause dans l’obligation de réserver à son tour son droit souverain de prendre des mesures de rétorsion qui s’imposent », a fait savoir She Okitundu.

Et par ricochet, le maintien de ces sanctions, a-t-il révélé, désavantage quelque peu le candidat de la coalition Front commun pour le Congo, Emmanuel Ramazani Shadary, au moment où le processus électoral entre dans sa phase cruciale avec la campagne électorale qui bat son plein. « (…) Il se dégage une inégalité de traitement à ces élections entre les différents candidats frappés par ses mesures et les autres en l’espèce, il s’agit en particulier du candidat du Front Commun pour le Congo, à savoir Emmanuel Ramazani Shadary qui est ainsi privé de sa liberté fondamentale de se mouvoir pour ainsi expliquer aux partenaires extérieurs la pertinence de sa mission. Par-dessus le marché, cette privation de la liberté d’aller et venir peut être à dessein exploité négativement par ses adversaires », a-t-il expliqué aux diplomates étrangers présents dans la salle.

Légendes et crédits photo : 

Léonard She Okitundu

Source : http://www.adiac-congo.com/

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