République centrafricaine: Khartoum va abriter les pourparlers entre le gouvernement et les groupes armés

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La décision a été prise le 9 janvier, après une rencontre entre le  chef de l’Etat centrafricain, la délégation de haut niveau de l’ONU, l’Union africaine et les pays de la région.

Hormis la mission conjointe associant l’ONU et l’Union africaine, la réunion de Bangui pour tenter de relancer le dialogue entre le gouvernement et les groupes armés a connu également la participation d’un représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale ainsi que de plusieurs chefs de la diplomatie des pays de la région. La République du Congo a été représentée par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso.

Dans une déclaration devant la presse, le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, qui s’est dit satisfait de la tenue des échanges, a déclaré : « Les ministres présents ici vont travailler pour que dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, nous puissions relancer les commissions mixtes entre les différents Etats de la sous-région, qui vont permettre de renforcer la paix et régler un certain nombre de problèmes au niveau de nos frontières ».

Pour lui, cette rencontre va booster le dialogue dans le cadre de l’initiative africaine. Le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui, pense que l’initiative africaine est arrivée à maturité et devrait connaître une mise en œuvre assez rapide « dans le cadre de la convocation par l’Union africaine de la réunion à Khartoum, au Soudan, pour que nous puissions rapidement consolider d’abord le travail remarquable qui est fait par le président de la République et son gouvernement, et de nombreuses réalisations qu’ils ont déjà rendues possibles par leur engagement et le fait qu’ils ont cru dans cette initiative »
Smail Chergui a indiqué: « Le DDR a commencé le recrutement dans l’armée sur une base inclusive, ce sont autant de signaux positifs et encourageants qui nous permettent aujourd’hui de conclure que nous sommes sur la bonne voie. Je crois qu’aujourd’hui, à travers nos échanges, la présentation qui nous a été faite par le gouvernement, nous avons presque la feuille de route de ce que seront ces discussions ». Ce dernier a sollicité le soutien de tout le monde, pour unir les efforts, afin de clore ce chapitre « douloureux » de l’histoire de la Centrafrique et entamer une nouvelle année dans la paix, la sécurité et le développement.
De son côté, le secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix souhaite que 2019 soit une année où le dialogue, l’apaisement, la quiétude et la réconciliation doivent prévaloir. « Aujourd’hui, nous avons des principes, la solution ne peut être que politique », a-t-il déclaré.
La mission conjointe associant l’ONU et l’Union africaine en République centrafricaine a eu lieu après un intense ballet diplomatique dans la région et une rencontre de haut niveau sur ce pays qui s’est tenue, il y a trois mois, à New York, en marge de l’Assemblée générale. Les participants avaient alors souligné que « l’initiative africaine devait rester l’unique cadre pour le processus de paix dans le pays ».
La rencontre qui va se dérouler à Khartoum se fera sous l’égide de l’Union africaine et des Nations unies.
 

Légendes et crédits photo : 

Une vue des dirigeants UA-ONU

Source : http://www.adiac-congo.com/

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