Rentrée scolaire 2018-2019 : des enseignants présents en grand nombre mais moins d’élèves

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Le premier jour de la rentrée des classes à Brazzaville a été marqué par une présence massive d’enseignants alors que de nombreux apprenants traînent encore le pas.

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, qui a assisté à 8 h à la levée des couleurs à l’école Joseph-Nkéoua, dans le 2e arrondissement de Brazzaville, Bacongo, pense que les échos du premier jour augurent de bonnes perspectives. « La rentrée scolaire a lieu timidement parce que les élèves n’ont pas répondu aussi nombreux que nous le pensions mais nous avons quand même un bon nombre d’élèves qui sont bien arrivés. Ce qui nous rassure, c’est la présence massive des enseignants, dont le taux varie entre 80 et 85% », a déclaré le ministre en matinée.

Après Joseph-Nkéoua, le ministre en charge de l’Enseignement général s’est ensuite rendu au complexe scolaire la Clé Phénix (école privée) et au lycée Chaminade, à Poto-Poto, avant de confier la mission à son directeur de cabinet, Adolphe Mbou-Maba. « Nous comprenons ce que les parents ont dû éprouver comme difficultés, cela est possible. Nous savons aussi que les élèves parfois traînent un peu le pas. Nous sommes passés un peu très tôt, nous pouvons supposer que d’ici à la fin de la journée ou de la semaine, tous les élèves qui ne pensaient pas que la rentrée serait effective aujourd’hui vont se mobiliser pour se rendre à l’école », a poursuivi Anatole Collinet Makosso.

Une reprise effective au lycée Mafouta

Poursuivant cette visite de terrain, le directeur de cabinet s’est rendu au Complexe scolaire Révolution/Gampo-Olilou, à Ouenzé, au CEG de la Liberté à Talangaï, au lycée Thomas-Sankara à Djiri et au CEG/lycée Sébastien-Mafouta, à Madibou. Ainsi, partout où Adolphe Mbou-Maba est passé avec sa délégation, la réalité a varié d’un établissement à un autre. Si à Ouenzé, Talangaï et Djiri, la réalité n’a pas été loin de celle constatée par le ministre en matinée, à Madibou la mobilisation a été effective du côté des élèves surtout en début d’après-midi. Les parents d’élèves ont justifié cette présence massive par des séances de sensibilisation organisées à la veille de la rentrée scolaire.

Une nouvelle année, de nouvelles mesures

Partout où le ministre est passé, il a informé les élèves des nouvelles mesures prises pour cette nouvelle année. Ainsi, l’élève qui aura une moyenne égale ou inférieure à 6 au collège ou au lycée sera rétrogradé. Pour les élèves des écoles primaires, la barre se situe entre 3 et 4 de moyenne. Quant aux candidats aux examens d’Etat, ils pourront ne pas passer leur baccalauréat ou Brevet d’études du premier cycle (BEPC). « Nous supposons que l’enfant qui aura fait moins de 6 de moyenne au premier trimestre s’agissant du collège et du lycée, et de 4 de moyenne quant à l’école primaire, n’a pas encore bien assimilé ses notions. Cela ne vaut pas la peine de le garder dans la même classe ou de le laisser passer en classe supérieure comme les parents ont pris l’habitude de se mettre réellement au service de cet enfant. Par amour de l’enfant, il faut le ramener à la classe qui correspond à son niveau réel », a annoncé le ministre.

Toutefois, un enfant qui a obtenu une telle moyenne pourrait bénéficier d’une première chance de poursuivre ses études jusqu’aux 2e et 3e trimestres, à condition que ses parents et lui-même réussissent à convaincre les responsables de l’établissement. « A partir de ce moment, si l’on n’a pas senti l’évolution dans le travail de l’enfant, le point de vue des parents et de l’enfant ne comptera plus, ce sera celui du conseil d’administration de l’établissement qui décidera de renvoyer l’enfant à la classe inférieure pour l’année prochaine. Pour ceux qui sont en classe d’examen, si les résultats des deux premiers trimestres ne sont pas confortés par ceux de l’examen blanc (BEPC et Bac), ils ne seront pas présentés comme candidats », a averti Anatole Collinet Makosso, rappelant que ces dispositions sont prises dans l’intérêt des enfants.

Pour la réussite de l’année scolaire 2018-2019, le ministre a indiqué que l’ensemble de la communauté éducative s’était mis d’accord sur un pacte républicain de solidarité au service de l’école.

Légendes et crédits photo : 

La cérémonie de levée des couleurs à l’école Joseph-Nkéoua ; les élèves dans une salle au lycée Sébastien-Mafouta/Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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