Recrutement des miliciens par le pouvoir: l’IRDH exige des enquêtes

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L’organe de recherche en droits humains estime que seules des investigations approfondies permettront de vérifier les « graves révélations faites par l’ONG Human Rights Watch, sur des exécutions sommaires des manifestants congolais ».

 

Dans son bulletin électronique n°096, du 6 décembre, l’Institut de recherche en droits humains (IRDH) a urgemment invité le Parlement congolais, la Cour pénale internationale (CPI) et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à diligenter des enquêtes, afin de vérifier les graves informations livrées par l’ONG Human rights watch (HRW) à propos des exécutions sommaires des manifestants congolais qui seraient perpétrées par des miliciens du M23, recrutés au Rwanda et en Ouganda par le gouvernement de la RDC.

L’IRDH a, en effet, noté que dans son rapport intitulé: RDC: des rebelles ont été recrutés pour réprimer les manifestations. Des combattants du M23 ont aidé le président Kabila à se maintenir au pouvoir, publié le 4 décembre, HRW a dénoncé le recrutement de plus de deux cents combattants du mouvement rebelle M23, dans le but d’étouffer des manifestations des mouvements citoyens, en 2016. Selon cet institut, cette macabre activité aurait occasionné des exécutions sommaires de plus de soixante-deux Congolais, entre les 19 et 22 décembre 2016.

Pour l’IRDH, l’accusation portée contre le gouvernement de la République de mobiliser des bandes armées à l’étranger, contre sa propre population sur son territoire, est d’une extrême gravité car les faits allégués constituent une haute trahison. Le Parlement, a appuyé l’IRDH, a le devoir d’investiguer afin de déferer les présumés coupables devant les juridictions nationales compétentes.

Mais étant donné que l’impartialité de l’Etat est mise en cause, l’IRDH pense que la CPI, qui a déjà d’autres enquêtes en cours en RDC, devra considérer l’intérêt de la justice qu’ont des victimes des crimes de sa compétence : exécution sommaire des civils orchestrée par un Etat membre. Aussi, l’institut, qui souligne que la RDC est membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, invite cette institution à interpeller le gouvernement congolais à ce sujet et instruire le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme à contre-vérifier directement ces graves allégations.

Source : adiac-congo.com

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