Recherche scientifique : les travaux de construction du Centre d’excellence d’Oyo avancent normalement

0

Le ministre de tutelle, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, a visité le chantier le 8 mars, estimant l’état d’avancement des travaux à 60%.

Lancés en février 2018, les travaux de construction du Centre d’excellence d’Oyo, dans le département de la Cuvette, avancent normalement, a-t-on appris d’un communiqué de presse du ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique. Fruit de la collaboration entre le gouvernement et Eni-Congo, la mise en œuvre du Centre d’excellence d’Oyo s’inscrit dans le cadre d’un accord-cadre de valorisation des gaz annexe.

Ainsi, ce centre à caractère international comporte cinq laboratoires, trois salles de réunions, un atelier, un entrepôt, un espace ouvert pour les essais, une salle de conférence, une cuisine et cantine, un espace extérieur pour parking, jardin, poste de garde et des services de déminéralisation d’eau et d’anti-incendie.

Considérée comme un centre de référence pour l’Afrique, cette structure en pleine gestation portera sur l’étude et le développement d’énergie renouvelables, pour la diversification de la production d’énergie et le développement du capital humain dans le domaine des énergies renouvelables.

Il est ainsi préconisé, avec la construction de ce centre, la mise en place des technologies innovantes pour supporter la recherche et le développement durable au Congo, l’application des recherches pour promouvoir le développement de l’Afrique et l’approvisionnement en énergie, le focus de la recherche en transitant de l’énergie traditionnelle à l’énergie soutenable.

Au sein du Centre d’excellence d’Oyo, il se fera également de la recherche sur l’énergie solaire et des sources renouvelables avec acquisition des données sur place, développement de nouvelles initiatives de durabilité avec les technologies solaires. Au niveau environnemental, le centre se chargera des technologies physico-chimiques pour la caractérisation et l’assainissement de l’eau ainsi que des sols, du bio-assainissement pour la décontamination des sols et de l’eau et des approches environnementales innovantes pour une meilleure durabilité.

Il se fera aussi l’étude et la caractérisation de la biomasse et des déchets; la valorisation des biomasses et des déchets pour la production de l’énergie; des études des stratégies, plans de marché et politiques pour le développement de l’industrie de l’énergie en Afrique, en procédant à l’analyse des sources d’énergie renouvelable hors du Congo et l’examen de la littérature existante, l’évaluation des politiques existant dans d’autres pays. De même, cette structure se chargera de l’identification des moyens d’améliorer l’efficacité énergétique des systèmes d’énergie renouvelable et apportera de modèles commerciaux ainsi que les options de financement pour les initiatives renouvelables dans les pays en développement.

« Tous les chercheurs, congolais, africains, européens et américains pourront venir à Oyo faire des expérimentations sur les différents éléments qui accompagnent les énergies renouvelables », a fait savoir le responsable de laboratoire des matériaux au Centre de recherche et d’initiation des projets technologique, Léonide Messo.

Après avoir fait quelques observations techniques, le ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a visiblement été satisfait de l’évolution des travaux, malgré le problème de ravitaillement en matériaux signalé par la société.

Les experts du ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique et ceux de la société Eni Congo vont se réunir à Brazzaville, courant ce mois, pour essayer d’identifier certains chercheurs seniors, donc les encadreurs et quelques étudiants qui vont faire les recherches sur les énergies renouvelables au Centre d’excellence d’Oyo.

 

Légendes et crédits photo : 

Le ministre Coussoud-Mavoungou visitant le centre/DR

Source : http://www.adiac-congo.com/

Laisser un commentaire