Recherche pédagogique : Augustin Nombo veut redynamiser les actions de l’Inrap

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Le directeur de l’Institut national de recherche et d’actions pédagogiques (Inrap) a entretenu, le 1er août à Brazzaville, les anciens enseignants chercheurs en vue de recourir à leur expérience pour accroître l’efficacité de  cette structure.

L’initiative de la direction de l’Inrap consiste à impulser ses actions pour un meilleur fonctionnement. S’adressant à son auditoire, Augustin Nombo a indiqué:« Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ce que l’Inrap recourt à l’expérience des cadres pour rayonner cette maison. J’ai souhaité vous recevoir collectivement pour donner une solennité à ce geste de reconnaissance. Le dynamisme des jeunes ne peut être renforcé que par la forte expérience des anciens ». 

Par la suite, les anciens enseignants chercheurs ont pris, pêle-mêle, la parole pour faire des propositions et formuler leurs vœux à l’endroit de la direction de l’Inrap.

Parmi les nombreuses propositions, figurent la relance de la rédaction des livres et des manuels scolaires, les accommodements pédagogiques, l’harmonisation des enseignements à la mondialisation et le retour aux programmes par objectif ou par compétence.

Ces anciens enseignants ont évoqué la non-évolution des programmes, plaidant pour la relance des journées pédagogiques ainsi que le rajeunissement des chercheurs.

Déplorant le manque de subventions dans le domaine de la recherche qui, par conséquent, n’attire pas trop de jeunes, ils ont souhaité que l’Inrap obtienne un statut particulier. Ils ont également proposé la relance des émissions audiovisuelles, la collaboration des cadres de cette direction avec les écoles de formation locale.

Actuellement, le service de convergence des langues nationales avec le français est fermé par manque d’animateur. Alors que les anciens enseignants chercheurs ont vivement souhaité que les langues nationales soient introduites dans les programmes d’enseignement, notamment dans les cycles primaire et secondaire.

« Notre pays a opté depuis la colonisation pour l’enseignement du français mais en qualité de didacticien et linguiste, nous réitérons que les langues nationales ont leur place à l’apprentissage. C’est le cas de la République démocratique du Congo qui valorise la langue swahili dans certains de ses départements, tout comme l’anglais », a indiqué le Dr Bernard Moukilou.

Et le Dr Justin Kimpalou de renchérir : « La langue lingala doit être enseignée en lingala tout comme le kituba également. Les enfants doivent normalement avoir de langue de repère comme en notre temps où nos parents n’ont pas appris la langue française ».

Rappelons qu’au Congo, les langues nationales sont enseignées dans les programmes à l’université et dans certaines écoles de formation.

Légendes et crédits photo : 

Augustin Nombo s’adressant aux anciens enseignants chercheurs /Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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