Recettes forestières : remise d’un chèque de plus de deux milliards FCFA au Trésor public

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Le ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République, a supervisé, le 12 octobre, au Palais du peuple, la cérémonie de remise par le contrôle d’Etat au Trésor public d’un chèque de 2 163 697 865 FCFA. La somme provient des recouvrements opérés auprès de sociétés forestières de recettes dues à l’Etat congolais.

Florent Ntsiba qui était entouré du ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement, du secrétaire général de la présidence de la République, du directeur de cabinet par intérim du Premier ministre, et du contrôleur général d’Etat par intérim, a ainsi lancé officiellement l’opération de recouvrement des recettes forestières motivée par le dysfonctionnement du Service de contrôle des produits forestiers à l’exportation.

En l’espace de deux ans (2016-2017), le Congo aurait, tout compte fait, laissé se volatiliser un peu plus de douze milliards (12 653 136 205 FCFA) de recettes non-recouvrées auprès des sociétés forestières opérant sur son territoire du fait des complicités des services de l’économie forestière et des douanes. A cet important manque à gagner, il faut ajouter le préjudice de 4 607 088 755 FCFA subi par l’Etat, parce que certains opérateurs du secteur bois contournent les différents services de contrôle. On peut estimer les pertes cumulées pendant cette période à plus de dix-sept milliards FCFA pour la seule porte de sortie du port de Pointe-Noire.

D’après le contrôleur d’Etat par intérim, Jean-Claude Yoka, qui s’exprimait au cours de cette rencontre, les investigations menées depuis quelques mois ont permis de « déceler des preuves irréfutables de l’existence des actes de fraudes et de détournements massifs dans la filière bois ». La fraude se manifeste, entre autres, à travers l’exportation sans attestation de vérification à l’export de plus de 20 000 m3, l’équivalent de cinq cent soixante-dix grumiers.

Pour sa part, le ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République, a encouragé la commission à poursuivre son travail et comme l’a demandé le chef de l’Etat, d’étendre le contrôle ainsi que le recouvrement aux sociétés installées dans la partie nord du Congo. «  L’infraction de dissipation des paiements réguliers ainsi que la volonté des sociétés forestières de s’auto-exonérer des charges financières relatives à leur activité sont clairement établies », a indiqué Florent Ntsiba, en précisant :«  La présente cérémonie ne constitue que le début d’un long processus appelé à conduire à une récupération patiente des recettes publiques jusqu’au dernier centime indûment détenu par les acteurs du secteur ».

Alors que le contrôleur général d’Etat dénonçait dans son discours de circonstance des « agressions physiques et verbales, des coups de fil et lettres anonymes, des campagnes mensongères à travers les réseaux sociaux » dont les membres de la commission en charge du dossier sont l’objet, le directeur de cabinet du président de la République les a exhortés, fort du soutien du chef de l’Etat, à poursuivre leur mission. «  Je vous exhorte à aller jusqu’au bout de votre mission, la confiance et le soutien de son excellence monsieur le président de la République, chef de l’Etat, vous étant toujours acquis », a assuré Florent Ntsiba. 

Légendes et crédits photo : 

Florent Ntsiba entouré des membres de la commission/ADIAC

Source : http://www.adiac-congo.com/

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