Recettes fiscalo-douanières : la bancarisation progresse à l’intérieur du pays

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Après les localités de Pokola et Ngombé, la veille, deux Guichets uniques de dédouanement (Gud) ont été ouverts, le 30 mars, l’un à Sibiti, département de la Lékoumou, et l’autre à Nkayi, dans Bouenza.

Le processus de bancarisation et d’information de la collette des recettes douanières, dont l’encaissement de celles-ci est assuré par la Banque postale du Congo (BPC), est censé permettre la sécurisation des deniers publics avec une meilleure traçabilité. En témoigne la mobilisation sur les lieux des cérémonies d’inauguration des autorités locales et de la forte délégation venue de Brazzaville.

Cette activité s’inscrit, d’après le directeur de cabinet du ministre des Finances et du budget, Emmanuel Akouala Mpan, dans le cadre du plan de modernisation des douanes congolaises. En clair, la réforme vise à améliorer les conditions de travail des douaniers et doter l’administration douanière des outils modernes, afin de la rendre plus performante.  

« Le Gud, en regroupant en un seul point les formalités de dédouanement, contribue non seulement à accroître les recettes de l’Etat, mais aussi à épargner les usagers des douanes que sont les opérateurs économiques de toutes les tracasseries », a  assuré Emmanuel Akouala Mpan.

Avec l’ouverture de ces guichets dans les localités, les opérateurs économiques pourront dédouaner leurs marchandises sans difficultés, puisque toutes les formalités se passassent au niveau des agences de la BPC, où sont logés les Gud. L’opérateur économique déclare les marchandises auprès du bureau de la douane, il ressort ensuite pour payer à la caisse de la Banque agréée, avec le reçu de la caisse BPC. Ensuite, il s’adresse au bureau du Trésor public installé dans le même local, qui va lui délivrer une quittance.   

Il est clair que cette réforme aiderait l’Etat congolais à renflouer ses caisses, en cette période de crise économique et financière provoquée par la baisse des prix du baril du pétrole. La ville de Nkayi est réputée pour être le royaume de la canne à sucre et celle de Sibiti pour ses nombreuses sociétés forestières. Les ressources issues de ces exploitations constituent, en aucun doute, des sources de revenus pour l’Etat.

Le directeur général de la BPC, Calixte Médard Tabangoli, entend relever le pari de son partenariat avec l’Etat. A ce propos, le directeur de cabinet du ministre des Finances a signifié: « La BPC, comme partenaire au processus de modernisation, a montré son implication satisfaisante dans les autres Gud, dont elle a la charge.  Cela a conduit le ministre des Finances et du budget à accélérer le processus de lancement des activités dans tout le pays ».  

Tout comme à Sibiti, la mise en service de ces Gud est couplée avec l’inauguration des agences de la BPC. Signalons que la coupure des rubans symboliques a été faite par les préfets, Jean Michel Sangha et Jules Moukala Tchoumou, respectivement des départements de la Lékoumou et la Bouenza, en présence des directeurs de cabinet du ministre des Finances et celui du ministre des Postes et télécommunications, ainsi que du directeur général des douanes congolaises.

 

 

Légendes et crédits photo : 

– A Nkayi, les officiels posant en famille
– Le préfet de la Lékoumou, Jean-Michel Sangha, visitant les installation du Gud de Sibiti

Source : http://www.adiac-congo.com/

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