Réaction du ministre des Finances aux préoccupations des sénateurs sur la reddition des comptes pour 2016

0

Le ministre des Finances, Henri Yav Mulang, a affirmé mardi 5 décembre 2017 au Palais du peuple qu’aucun texte de loi n’indexe, à ce jour, le taux de change par rapport à celui appliqué dans le recouvrement des recettes et utilisé dans l’exécution des budgets des dépenses  en francs courants, en réaction aux préoccupations exprimées par les sénateurs au sujet du rapport relatif à la reddition des comptes de la loi des finances rectificative pour l’exercice 2016.

Le ministre s’exprimait au cours d’une séance plénière du Sénat consacrée à ce sujet et aux projets de lois autorisant la ratification de l’accord de financement du 07 septembre 2016, conclu entre la République Démocratique du Congo et la Banque Mondiale, au titre du projet intégré de croissance agricole dans la région des Grands Lacs (PICAGL), et celui portant création de la facilité africaine juridique.

En ce qui concerne le financement du déficit budgétaire, le ministre des Finances a précisé que le gouvernement n’a pas emprunté de l’argent aux banques commerciales à rembourser. Il a recouru à ses dépôts auprès de système bancaire et n’a pas recouru non plus au financement monétaire. Quant au dépassement des crédits pour les missions, il se justifie par un accroissement des besoins urgents et exceptionnels.

Pour les sports, par exemple, la participation de la République Démocratique du Congo aux compétitions à travers les clubs est à la base du dépassement des crédits. Le ministre a parlé également de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) dont une évaluation a été sollicitée, ayant constaté que son introduction n’a pas connu une  préparation suffisante et produit des résultats attendus. Ces trois textes ont été envoyés en commissions pour un examen approfondi.

Source : Media Congo

Laisser un commentaire