RDC : l’OMS et les autorités sanitaires congolaises poursuivent leur riposte contre Ebola

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses partenaires poursuivent la riposte à la flambée d’Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri en République démocratique du Congo (RDC), dans l’un des environnements les plus complexes possibles.

Selon l’OMS, une diminution de l’incidence des cas a été observée à Beni, l’ancien épicentre. « Ceci est un signe positif fort de l’efficacité de la réponse en dépit de multiples défis », relève l’agence onusienne basée à Genève.

Toutefois, l’OMS avertit que les tendances doivent être interprétées avec prudence à Beni et ailleurs dans le reste de la RDC, « car la détection des cas devrait être retardée à la suite de la récente interruption temporaire des activités d’intervention en raison de l’insécurité ».

Dans tous les cas, l’OMS souligne que l’évolution du nombre de nouveaux cas survenus reflète la persistance de l’épidémie dans ces zones géographiquement dispersées, avec une baisse encourageante de l’incidence des cas dans des zones telles que Beni.  Selon les données combinées de l’OMS et du Ministère congolais de la Santé, 122 cas suspects sont en cours d’investigation.

Deux nouveaux cas sont confirmés, dont un à Katwa et un à Biena. « Tous deux sont des décès communautaires », précise Kinshasa. A noter que quatre nouvelles personnes guéries sont sorties du centre de traitement d’Ebola de Butembo. « Des progrès durement gagnés pourraient encore être perdus du fait de longues périodes d’insécurité qui entraveraient les efforts de confinement », fait valoir l’agence onusienne.

Plus de 58.000 personnes vaccinées contre Ebola

Concernant la riposte à Ebola, le Ministère congolais de la Santé rappelle que depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, plus de 58.000 personnes ont été vaccinées, dont presque 20.000 à Beni, plus de 11.000 à Katwa, plus de 6.000 à Butembo, plus de 5.000 à Mabalako. Des campagnes de vaccination sont également menées à Kalunguta, à Komanda, à Mandima, à Goma et même à Kisangani. Le seul vaccin à être utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’éthique dans sa décision du 19 mai 2018.

Par ailleurs, l’OMS note que toutes les alertes dans les zones touchées, dans d’autres provinces de la République démocratique du Congo et dans les pays voisins continuent d’être surveillées et étudiées. Depuis la publication du dernier rapport, des alertes ont été examinées dans plusieurs provinces de la RDC, en Ouganda, au Soudan du Sud, au Rwanda et chez un voyageur revenant du Burundi en Suède.

À ce jour, la maladie à virus Ebola a été exclue de toutes les alertes en dehors des zones touchées par l’épidémie. Les voyageurs internationaux susceptibles d’avoir été en contact avec le virus, notamment un médecin qui est rentré aux États-Unis après avoir fourni une assistance médicale en République démocratique du Congo, sont également suivis de près ; tous restent asymptomatiques.

« Si tous les citoyens respectent les mesures sanitaires préconisées par le ministère de la Santé, il est possible de faire en sorte que, même si un cas d’Ebola arrivait dans de nouvelles zones de santé, il ne serait qu’un cas sporadique et n’entraînerait pas une nouvelle flambée épidémique », conclut le Ministère de la santé de la RDC dans son dernier rapport sur la situation épidémiologique dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Avec Onu Info.

 

Source: http://www.radiookapi.net/

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