RDC: il faut basculer de l’économie traditionnelle à l’économie verte !

0

L’économie verte offre plusieurs opportunités en ce qu’elle est une économie durable qui se propose de conjuguer à la fois la croissance, le développement sociétal et la protection de ressources naturelles. La Grande Bretagne l’ayant compris a déjà basculé en économie verte. C’est ainsi qu’en partenariat avec l’Asbl « Je change pour le climat », l’Ambassade Britannique en RDC a organisé une table ronde sur la croissance verte. Cela, en marge de la semaine britannique verte qui s’est tenue du 15 au 19 octobre pour célébrer la croissance verte ainsi que la commémoration du 10ème anniversaire de la loi britannique sur le changement climatique.

Un panéliste de haute facture composée d’éminents professeurs d’université, des experts en économie et environnement ont tour à tour démontré l’importance d’emboiter le pas à l’Ambassade britannique dans le transfert de l’économie traditionnelle en une économie verte. Celle-ci est une solution pertinente pour mobiliser le secteur privé dans l’atteinte des objectifs du développement durable.

Quel intérêt pour la RDC de basculer en économie verte ?

L’intérêt pour la RDC est que s’étant engagée à réduire de 17% de ses émissions dans le cadre de l’accord de Paris, tout en assurant son développement économique et l’éradication de la pauvreté, la RDC ne peut qu’être intéressée. Malgré son immense capital naturel, sa population est classée parmi les plus vulnérables au changement climatique. Elle pourrait beaucoup gagner en basculant en une économie verte, résiliente et inclusive.

Pour le sénateur Kombo de l’Asbl « je change pour le climat », il faut « verdir l’économie et le business congolais » a-t-il martelé devant l’assistance. D’après lui, la dimension croissance verte est presque inexistante en RDC hormis quelques rares entreprises qui le pratiquent. Bien que 2ème puits d’absorption de gaz à effet de serre, la RDC ne reçoit pas la compensation équivalente. « Il faut donc mettre en place un plan pour arriver au verdissement de notre économie », a souligné le sénateur Kombo. Cela éviterait de dépenser de grandes sommes d’argent en consommations dues aux catastrophes naturelles.

Pour le professeur Musibono, la RDC est le seul pays minier à ne pas être une puissance agricole, touristique et scientifique. Les minerais n’étant pas une ressource naturelle renouvelable, il faut penser à transformer ces richesses ici sur place. Aussi, il propose la mise ne place d’un fonds de richesse souveraine pour investir dans les ressources alternatives. Cela va combler le vide que laisseraient ces ressources une fois épuisées.

Dominique Mukoma de l’Ambassade Britannique a partagé avec les participants l’expérience de ce pays. En effet, depuis 1990, le Royaume Uni a réduit de 40% des émissions du gaz à effet de serres, plus de 400 milles personnes sont déjà dans l’économie verte dans ce pays. C’est donc un modèle pour la RDC. La tenue de cette table ronde, a-t-il expliqué n’avait pour but que de susciter l’intérêt des acteurs économiques publics et privés ; initier une dynamique d’engagement pour la croissance verte inclusive en RDC, mettre en place un pont entre les investissements britanniques et les opportunités congolaises.

Les sociétés Vodacom et Bracongo ont partagé leurs expériences dans le transfert de l’économie traditionnelle en une économie verte.

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire