RDC-FMI : Pierre Kangudia sollicite l’accompagnement des différents partenaires !

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Le Fonds Monétaire International (FMI) a véritablement signé son grand retour en République Démocratique du Congo depuis la suspension en novembre 2012 du second Programme économique du gouvernement. Ces consultations interviennent après la demande du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, qui place la bonne gouvernance en pôle position de  son combat pour le développement socio-économique du pays et la réalisation du bien- être des congolais.

Ce, en s’appuyant sur le renforcement de la coopération avec des institutions financières internationales. C’est ainsi qu’après les échanges entre le gouvernement et le FMI, mardi 4 juin 2019, le Ministre d’Etat et ministre en charge du Budget, Pierre Kangudia a invité les différents partenaires à accompagner la RD. Congo dans la mise en œuvre des réformes pour soutenir la croissance et la stabilité du cadre macro-économique.

Au nom du gouvernement de la République, en effet, Pierre Kangudia et Henri Yav Mulang, le Ministre des Finances, ont pris langue avec les partenaires prêts à accompagner la RDC. C’était au cours d’une consultation qui se tient après celle de 2016.

Plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue de ces consultations, soumises au gouvernement et évaluées à l’occasion des différentes rencontres, principalement lors des dispositions en marge des assemblées annuelles du Fond monétaire international et de la Banque mondiale.

Selon ces membres du gouvernement, pour ces consultations de 2019, quatre thèmes ont été choisis en raison de leur pertinence et, surtout de leur concordance prioritaire avec la vision du Président de la République. Il s’agit de maintenir la stabilité macro-économique, améliorer la gouvernance, et assurer la viabilité de la dette publique dans un contexte d’accroissement d’investissements publics.

Diagnostic

Au fait, les consultations étaient censées aider les services à faire un état des lieux de la situation économique, monétaire et financière de la RDC, avant d’envisager des actions rentrant dans le cadre d’un accord formel au titre de la Facilité allergie de crédit (FEC). Ce qui a nécessité un diagnostic mené pendant deux semaines par l’équipe du FMI en RDC.

Du 22 mai au 4 juin 2019, cette équipe du FMI est passé au peigne fin les comptes publics de la RDC. Il faut retenir que depuis 2012, la RDC a réussi à se tenir sans le FMI. Mais, avec le temps, les difficultés ressurgissent. Le cadre macroéconomique montre déjà des signes de faiblesse. Le cadre macroéconomique a fini par céder. Le taux de change et le taux d’inflation, longtemps contenus dans des marges de fluctuations relativement stables, ont commencé à disjoncter. Et Félix Tshisekedi, profitant de son dernier séjour aux Etats-Unis, a fait le premier pas vers le FMI.

D’ailleurs, il a eu des entretiens mardi, à la cité de la N’sele avec une délégation du Fonds monétaire internationale (FMI), conduite par M. Mauricio Villafuerte, conseiller au département Afrique.

Il était question de faire une évaluation et un état des lieux de l’économie, de la politique macro- économique ainsi que des perspectives à cours et moyen termes et d’analyser le plan dans le domaine des ressources publiques. Mais aussi du modèle d’accompagnement de la RDC dans ses efforts pour le redressement de son  économie. Pour le FMI, le défi clé du gouvernement congolais, c’est d’augmenter les recettes et les ressources financières.

A Washington, la Directrice générale du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde avait dit que depuis 2015, ‘’nous n’avions pas fait de revue commune de l’économie du Congo, donc on va commencer d’abord par déterminer la situation économique ensemble pour faire ce qu’on appelle dans l’entendement du FMI, l’article 4, c’est-à-dire, un audit de l’économie pour établir où sont les forces ou sont les faiblesses, où les politiques budgétaires peuvent être améliorées‘’.

Source: http://www.mediacongo.net/

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