Rapport de Crisis Group sur la RDC : un risque élevé d’escalade de violence dans les prochains mois

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L’ONG internationale redoute l’aggravation de la situation dans le pays et appelle la communauté internationale à mettre en place des actions concertées pour éviter le pire.

Conformément à sa mission consistant, pour l’essentiel, à  faire le plaidoyer auprès des dirigeants dans un but de prévention et de résolution des conflits armés, l’International Crisis Group a publié, le  4 décembre, son rapport Afrique axé notamment sur la situation sociopolitique en RDC. Une situation qui, d’après cette ONG, n’inspire guère confiance et ne laisse entrevoir aucune perspective heureuse en termes de paix et de stabilité dans un avenir proche.

Le document de Crisis Group se veut une interpellation, ou mieux une sorte de mise en garde par rapport au risque qu’encourt la RDC. L’ONG tire, en effet, la sonnette d’alarme et prévient sur l’éclatement rapide de la violence qui pourrait mettre le pays à feu et à sang dans les prochains mois, si rien n’est fait pour éloigner le danger. Cette violence, si jamais elle se déclarait, aurait des conséquences désastreuses pour la stabilité du pays et de la région, prévient Crisis Group qui parle d’un risque d’escalade de la violence en RDC élevé dans les prochains jours.   

En tirant cette sonnette d’alarme, l’ONG internationale s’appuie sans nul doute sur les derniers discours incendiaires des leaders de l’opposition appelant à la désobéissance civile via des marches de protestation souvent réprimées de manière disproportionnée par les forces de l’ordre. La détermination des opposants à braver l’interdit, en passant outre la loi, avec des actions de terrain, est un motif de crainte pour l’ONG qui invite la communauté internationale à mettre en place des actions concertées pour prévenir le pire. « Les acteurs internationaux, y compris l’ONU, doivent se préparer à la possibilité d’une détérioration de la situation sur le court terme », note Crisis Group.

Le même appel est lancé aux puissances occidentales et régionales pour qu’elles redoublent d’efforts afin de promouvoir une transition pacifique en RDC. Au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ONG l’exhorte à déployer en urgence ses forces et à veiller au respect des droits de l’homme, conformément à une recommandation issue de l’examen stratégique de septembre dernier de la mission des Nations unies. Pour Crisis Group, l’ONU devrait dorénavant « se préparer au mieux aux conséquences d’une telle éventualité ».

Pour l’heure, ce qui compte, d’après l’ONG, c’est de faire avancer les préparatifs électoraux et de faire en sorte que les élections aient lieu et que la scène politique reste ouverte. Crisis Group réaffirme, par ailleurs, son intérêt pour le respect des principes fondamentaux de l’Accord de la Saint-Sylvestre qui restent la meilleure garantie d’une sortie de crise. Ces principes s’articulent autour de l’organisation effective d’élections, du refus d’un amendement de la Constitution permettant au président Kabila de rester au pouvoir, de l’ouverture de l’espace politique et du respect des droits de l’homme.

Source : adiac-congo.com

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