Quand la RDC recours à l’aide d’une banque Russe sous sanctions occidentales

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Le mois dernier, en plein cri d’alarme du gouvernement en direction des donateurs occidentaux et du FMI pour contenir une crise économique sans précédent qui frappe le pays, Albert Yuma, le président de la Gecamines débarque au bureau du Premier ministre Bruno Tshibala avec un invité inhabituel. Il s’agit de Raymond O’Leary, le vice-président de la deuxième plus grande banque russe, VTB. Il arrive au Congo pour discuter d’un Eurobond visant à recueillir des fonds pour le gouvernement.

Après un premier couac de communication, avec l’annonce du gouvernement Tshibala d’un éventuel investissement russe d’un milliard de dollars américains, les violons ont fini par s’accorder. La VTB et le gouvernement confirment alors la démarche.

Comme le renseigne Reuters ce vendredi, le choix de la RDC, à couteaux tirés avec la Communauté internationale, est intéressante. « Etant donné que VTB est sous les sanctions des États-Unis, tout accord aurait fermé la porte sur le FMI et à peu près tous les fonds occidentaux en raison des objections des donateurs« , fait savoir Reuters dans cet article publié en anglais.

Le service de presse de VTB a souligné, cependant, que sa firme, la VTB Capital, en charge des émissions Eurobond n’est pas soumis à des sanctions. « Il n’y a pas de restrictions législatives sur la participation de fonds d’investissement étrangers aux placements organisés par les banques d’investissement russes« , a-t-il déclaré dans un communiqué cité par Reuters.

Néanmoins, renseigne l’agence de presse britannique, l’accord a baissé, en partie en raison des préoccupations concernant l’optique de traiter avec VTB et aussi parce que les responsables congolais ont réalisé que les investisseurs disposés à acheter le cautionnement exigeraient une propagation punitive.

« Mais le fait que la réunion ait eu lieu a révélé à quel point le gouvernement de la République démocratique du Congo est désespéré, au point qu’il cherche à éviter un effondrement des finances nationales qui frappe l’économie« , explique nos confrères.

L’inflation est maintenant de 50 pour cent et le franc congolais a perdu 30 pour cent de sa valeur depuis l’année dernière, ce qui en fait l’un des pires exécutants au monde cette année, bien qu’il ait retrouvé légèrement sa valeur ce mois-ci. En outre, le niveau de réserve en devises de la banque centrale est si faible qu’il peut à peine couvrir trois semaines d’importation.

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Source : Politico CD

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