Protection sociale : le Registre social unique bientôt institué en République du Congo

0

Dans la perspective de la mise en place de la structure, le directeur du cabinet de la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Christian Aboké-Ndza, a appelés tous les ménages vulnérables à se faire enregistrer.

Le Registre social unique (RSU) vise, entre autres, à améliorer le ciblage des prestations des programmes de protection sociale. Pour le cas de la République du Congo, l’institution du RSU permettra au pays de se doter d’une base de données pour tous les projets sociaux pour plus d’efficacité dans l’action publique. « L’une des faiblesses de l’action publique c’est l’absence des données statistiques. Or, nous voulons avoir la situation fiable de la vulnérabilité au Congo. C’est pourquoi, nous encourageons les ménages très pauvres à s’enregistrer lorsque les agents sociaux se présentent à eux. Le gouvernement est en train de mettre en œuvre beaucoup de projets et programmes sociaux », a exhorté Christian Aboké-Ndza lors de la célébration de la Journée nationale de la solidarité, le 26 novembre dernier.

334 000 ménages très pauvres attendus

Selon lui, l’efficacité des projets et programmes sociaux que le gouvernement met en œuvre en collaboration de ses partenaires est aussi critère d’une base de données fiable. « A la date d’aujourd’hui, nous avons soixante-six mille ménages qui sont enregistrés dans le RSU mais à terme, nous devons aller au-delà, parce qu’il faut que nous arrivions à enregistrer les trois cent trente-quatre mille ménages dans la base de données. Si nous arrivons à atteindre ce nombre, nous serons assurés que nous avons atteint le seuil des ménages dits très pauvres en République du Congo », espère-t-il, soulignant la nécessité pour les ménages vulnérables d’avoir un code d’identification.

Le directeur de cabinet a, enfin, annoncé qu’à la longue, seuls les ménages identifiés bénéficieront des prestations sociales du gouvernement. « C’est pour leur bien, parce que le gouvernement ne peut pas amener des prestations sociales sans avoir identifié au préalable les bénéficiaires », a conclu Christian Aboké-Ndza.

 

Légendes et crédits photo : 

Christian Aboké-Ndza entouré d’Anasthasie Ossangatsama et de Jean Clotaire Tomby ;
Les bénéficiaires du projet Lisungi/Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

Laisser un commentaire