Projet KongoKing : Archaeopress publie les résultats des recherches en cinq cents pages

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Paru au mois d’août dernier, l’ouvrage « Une archéologie des provinces septentrionales du royaume Kongo » revient sur les études interdisciplinaires menées, entre 2012 et 2016, sur les origines et l’histoire ancienne de ce royaume dont le Dr Bernard Clist a assuré la direction et la coordination du volet archéologie.

Une archéologie des provinces septentrionales du royaume KongoCoédité par Bernard Clist, Koen Bostoen et Pierre de Maret, le livre est une publication de la maison d’édition spécialisée en archéologie mondiale, Archaeopress Publishing Ltd. Publié en français à Oxford, l’ouvrage de cinq cents pages porte sur les résultats des recherches interdisciplinaires menées assidûment, pendant cinq ans, entre 2012 et 2016, sur les origines et l’histoire ancienne du royaume Kongo dans le cadre du projet KongoKing.

 » Une archéologie des provinces septentrionales du royaume Kongo » se constitue de trente-deux chapitres. Coéditeur principal de l’ouvrage, Bernard Clist en a livré quelques menus détails au Courrier de Kinshasa. Il nous renseigne notamment que « le premier chapitre introductif explique le projet, pourquoi c’est un financement du conseil européen de la recherche pour cinq années. Il y a des chapitres introductifs à la région du Kongo, notamment sur les âges de la pierre et la linguistique de la langue kikongo. Sa définition et comment elle s’est diffusée de Kinshasa vers le Kongo-central au moyen d’un graphique ».

Le livre ne comporte qu’un seul chapitre de linguistique, souligne l’archéologue. Et l’on y retrouve également un chapitre sur le paléoenvironnement où sont reprises les variations de la végétation depuis plus de 2 000 ans.  

L’introduction est suivie des grands chapitres sur les données. « Dans huit chapitres, l’on rapporte tout ce que l’on a trouvé, une sorte de rapports des fouilles segmentés entres les sous-zones que l’on a défini entre Kinshasa et Matadi », a affirmé le chercheur.

Quant à l’avant-dernière partie du livre, il nous fait savoir qu’il est constitué de chapitres de synthèses. « Les pipes à tabac du roi Mani Kongo que l’on ne connaissait pas du tout avant, les armes blanches, les épées trouvées dans les tombes, nous avons fouillé plusieurs cimetières, les objets à caractère religieux à l’instar des crucifix, des médailles religieuses, des croix aussi retrouvés dans des tombes », a-t-il expliqué. Et de conclure sur les différentes sections du livre: « Il y a des chapitres qui traitent de sujets thématiques sur les Européennes, Portugaises implantées. Et, in fine, les deux derniers, les 31 et 32 sont des chapitres de synthèse ». Largement illustré, l’ouvrage compte environ deux cent soixante photos en couleur.

Néanmoins, rappelons qu’avant la sortie du livre, neuf mois plus tôt, des conférences de restitution avaient été animées à Kinshasa pour le porter à la connaissance du public. Il s’agit notamment de celles tenues par les Prs Koen Bostoen et Igor Matonda ainsi que le Dr Bernard Clist, le 8 novembre 2017, au Centre Wallonie-Bruxelles. Ils avaient déjà, à cet effet, présenté de façon sommaire l’essentiel de ces travaux. Les premiers s’étaient étendus sur le volet linguistique des recherches pour lequel ils ont apporté leur contribution.

Légendes et crédits photo : 

La couverture de l’ouvrage « Une archéologie des provinces septentrionales du royaume Kongo »

Source : http://www.adiac-congo.com/

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