Prochaine fermeture d’un camp de cantonnement de FDLR rwandais

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D’ici fin octobre le gouvernement congolais compte fermer le camp de cantonnement qui héberge près 850 ex-FDLR Hutu rwandais et leurs proches. Ces ex-combattants s’étaient volontairement rendus en 2014 dans le cadre du programme DDR, (désarmement, démobilisation et rapatriement).

Mais la perspective d’un retour au Rwanda ne rassure pas du tout ces anciens combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Les 200 ex-FDLR et les quelque 650 personnes qui en dépendent doivent quitter le camp d’ici le 20 octobre, de gré ou de force.

D’ailleurs la mission onusienne en RDC qui, jusque-là leur fournissait eau potable et nourriture ne le fait plus depuis le 31 août dernier. « Ils ont déclaré que la Monusco cesse toutes ses activités dans notre camp et qu’elle ne va plus s’occuper de nous, nous expliqueFaustin Mugisha, le représentant de ces ex-FDLR. Cette année, lorsque nous avons reçu une délégation du gouvernement de la République démocratique du Congo avec la CIRGL [Conférence internationale sur la région des Grands Lacs], la SADC [Communauté de développement d’Afrique australe] et la Monusco [Mission ONU], ils [ont] déclaré que nous devons rentrer chez nous sans condition. Et sans tenir compte de notre sécurité une fois dans notre pays ».

Ce retour forcé au Rwanda inquiète le porte-parole des FDLR qui, lui, continue de proposer le dialogue avec Kigali comme préalable à leur rapatriement.

Une proposition rejetée par Kinshasa. Selon Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, Kigali a assuré que la sécurité des rapatriés serait garantie, et cela suffit : « L’essentiel, c’est que nous soyons sûrs qu’ils soient en sécurité. Et à ce sujet, notre voisin le Rwanda s’est engagé à assurer leur sécurité, cela nous suffit. Les histoires de dialogue ne nous concernent pas », tranche Lambert Mende interrogé par RFI.

Les familles congolaises de ces ex-FDLR auront, selon Lambert Mende, le choix de soit les suivre au Rwanda, soit de rester au pays et retourner dans leur village d’origine.

Selon des sources de la Monusco, la mission ne faisait que répondre à une situation humanitaire d’urgence en fournissant eau et nourriture aux ex-FDLR dans ce camp depuis 2016, ce qui était pourtant de la responsabilité du gouvernement congolais.

Source: http://www.mediacongo.net/

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