Processus électorale : une élection en pleine épidémie d’Ebola

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Selon le ministère de la Santé l’épidémie, qui a déjà fait plus de 300 morts, devrait continuer de sévir durant plusieurs mois. Les autorités alertent aussi sur le risque de propagation toujours élevé.

A en croire les chiffres publiés par le ministère de la Santé, il y a eu exactement 303 décès, 255 confirmés et 48 cas considérés comme probablement liés à Ebola. Le plus grand nombre de décès étant enregistré à Beni, dans le nord-est de la RDC.

Une région secoué par ailleurs par les violences armées aggravant la vulnérabilité des habitants qui voient arriver les élections avec inquiétude, en témoignent quelques citoyens :  

« Les gens ont envie de venir voir le candidat qui postule à la présidentielle. Ils oublient qu’il y a Ebola et qu’on a déconseillé les contacts. » « J’ai peur d’aller directement dans la foule parce que j’ai peur des contacts. Je ne sais pas qui est contaminé et qui ne l’est pas. » « Le jour du vote, je viendrai avec un désinfectant et je pense qu’il y aura toujours de l’eau à côté. Je me laverai les mains et je serai toujours avec le désinfectant. »

Le Docteur Aruna Abedi, directeur de la surveillance épidémiologique estime que « la maladie à virus Ebola est survenue à un moment difficile à cause des élections. »

« Il faut vraiment sensibiliser les gens à éviter les contacts physiques lorsqu’ils sont ensembles, éviter de se serrer les mains. Penser à se laver les mains dès qu’on rentre à la maison ou utiliser des gels antiseptiques. »

La République démocratique du Congo a décidé d’introduire des machines à voter lors de ces élections, ce qui présente un risque supplémentaire. Certains redoutent de se retrouver au contact du virus en utilisant le même écran tactile qu’une personne infectée.

La mise à disposition des électeurs de produits pour se laver les mains au niveau des bureaux de vote serait une solution.

« Ça peut être une solution. Nous aurions besoin d’un tel dispositif de lavage des mains dans 600 bureaux. Chacun devrait pouvoir toucher à la machine à voter sans avoir peur. Moi je ne suis pas médecin mais voilà les défis », explique Norbert Basengezi Katintima, vice-président de la Commission électorale.

 D’après les données de la Ceni congolaise, quelque 40 millions d’électeurs sont convoqués aux urnes le 23 décembre. Une campagne de vaccination a lieu au profit des personnes les plus exposées aux risques de contaminations. 

Par ailleurs, en revenant d’une mission à Beni, Marie-Pierre Poirier, la directrice régionale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) pour l’Afrique centrale, a annoncé une augmentation inquiétante du nombre d’enfants infectés par le virus Ebola. Au moins 400 enfants seraient orphelins ou isolés à cause du virus, soit le tiers du nombre total des infections.

Source: http://www.mediacongo.net/

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