Processus électoral : un collectif de mouvements citoyens s’active pour l’application de l’article 64 de la Constitution

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Déçus par les ambitions égoïstes des politiques, les jeunes des mouvements citoyens congolais veulent prendre leur destin en main. L’union fait la force, dit-on.

A l’instar des partis et regroupements politiques, les mouvements citoyens ont estimé qu’il était plus que temps pour eux, de coaliser et coordonner leurs actions au sein d’une plateforme pour aboutir à des élections réellement démocratiques et transparentes.

D’où, la présentation à la presse, mercredi 05 décembre 2018, d’un programme dénommé : « Paix et solidarité ». C’est un collectif des principaux mouvements de la RDC qui veut dire : « nous voulons la paix dans notre pays, nous devons être solidaires les uns et les autres pour y arriver ».

L’activiste Samuel Bosasele Losinge du mouvement citoyen « Compte à rebours » a, lors d’un point de presse qu’il a animé mercredi à Kinshasa, expliqué l’objectif de leur démarche, soutenant que leur plate-forme a une « haute aspiration pour le pays ». « Notre souhait est de voir le pays arriver à une passation pacifique du pouvoirNous faisons appel à l’application de l’article 64 avant d’entrer dans la transition citoyenne. Nous le ferons en tant que peuple congolais. Personne ne le fera à notre place », a précisé Samuel Basalele.

Structure

« Paix et solidarité » se veut un collectif non partisan, regroupant les organisations de la société civile. Il a été créé à l’initiative des activistes congolais évoluant au pays et dans la diaspora.

Au nombre des actions déjà menées, on note que Paix et solidarité a mis au point et proposé, en septembre 2016, un logiciel pour identifier tous les congolais en moins de trois mois. C’est un modèle électoral révolutionnaire mis au point par le professeur Jean Bele et qui allait permettre l’organisation des élections crédibles en 2016. Hélas, ce nouveau paradigme électoral n’était pas bien accueilli par le pouvoir de Kinshasa.

Il sied de rappeler qu’en décembre de la même année, « Paix et Solidarité » a organisé la première élection de l’administrateur qu’il a dû arrêter pour laisser la place au dialogue ayant conduit à l’accord dit de la Saint Sylvestre.

« Journée du génocide congolais »

Le fiasco de la mise en œuvre de cet accord et la non participation d’une grande partie de congolais à cette élection de l’administrateur, Paix et solidarité a organisé, le 26 novembre et 05 décembre 2017, une deuxième élection dans les 5 continents et sur toute l’étendue la République démocratique du Congo (RDC). Au moins, 10,400 millions congolais ont pris part à ce vote « citoyen » organisé aussi en ligne, avec un logiciel très performant d’identification des électeurs.

Le 24 octobre 2018, le collectif « Paix et solidarité » a organisé des activités pacifiques de haute portée, visant à demander à la Communauté internationale de reconnaitre la journée du 24 octobre, comme « Journée du génocide congolais ». Ce, en mémoire du sang innocent de plusieurs compatriotes qui a coulé ces vingt dernières années.

Au regard du manque de crédibilité du processus électoral en cours, d’une part, et d’autre part, de la controverse autour de l’utilisation de la machine à voter imposée par la Centrale et du fichier électoral corrompu, le collectif « Paix et solidarité » considère qu’il est hors question d’aller à des élections « sous la coupole des gens qui ont toujours refusé d’organiser des élections transparentes », selon Samuel Bosasele.

D’où, la nécessité pour le collectif des mouvements citoyens de passer à la vitesse supérieure : appliquer l’article 64 de la constitution qui stipule: « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ». Ils pensent que, c’est maintenant que le pouvoir du peuple commence.

Source: http://www.mediacongo.net/

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