Processus électoral : la FMT organise une tribune d’expression populaire

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L’activité vise à informer les albinos membres de l’ONG sur leurs droits qui sont reconnus par la Constitution, ainsi que sur le processus électoral en cours dans le pays.

Près d’une centaine d’albinos membres de la Fondation Mwimba-Texas (FMT) ont participé, le 25 juin, à l’YMCA/Matonge, à la tribune d’expression populaire organisée dans le cadre du Projet d’éducation civique et électorale, Congo Demokrasia. L’activité a bénéficié de l’appui technique de Counterpart international et du soutien financier de l’Usaid et l’Ukaid.

Rappelant  le partenariat qui lie la FMT et l’ONG internationale Counterpart, le président de l’ONG des albinos, le catcheur albinos Alphonse Mwimba Makiese Texas, a indiqué aux membres de sa fondation que cette activité devrait leur permettre d’avoir des réponses à leurs différentes questions sur le processus électoral, les élections ainsi que sur la machine à voter. Il les a également invités à  relayer ces informations reçues pour le bon aboutissement du processus électoral. Le président de la FMT a aussi salué le partenariat qui existe entre l’YMCA-RDC et sa fondation. Selon lui, l’actuel comité est le seul qui a compris que l’YMCA est dans l’humanitaire, comme la FMT aussi.

Prenant la parole, le représentant de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a commencé par vérifier si les participants avaient leurs cartes d’électeur. C’est en exhibant sa carte et en demandant aux participants de montrer également les leurs que l’orateur a affirmé que cette pièce était le seul document pouvant permettre à un Congolais majeur d’être candidat à tous les niveaux des élections. C’était également le seul document pouvant lui permettre d’être électeur.

S’adressant à son public spécifique, il a assuré aux albinos qu’ils avaient les mêmes droits garantis par la Constitution que les autres Congolais non albinos. Il les a encouragés à bannir les préjugés et autres pré-acquis qui font d’eux des êtres inférieurs. « Tout Congolais a droit à l’information. C’est pourquoi, la Céni est descendue sur le terrain pour partager avec vous, à l’occasion de cette tribune d’expression populaire », a-t-il expliqué, demandant aux albinos de se préparer pour les élections à venir. Depuis le 24 juin, a-t-il dit, la Céni a ouvert ses bureaux pour recevoir des candidatures des députés provinciaux. Appelant les albinos à ne pas s’écarter du processus en le laissant aux non-albinos, l’orateur leur a rappelé que les élections concernaient tout Congolais en âge de voter.

Une surprise pour l’équipe de Counterpart et de la Céni

De son côté, l’ONG des albinos, par son département de musique, a préparé une chanson de sensibilisation au processus électoral, intitulée « Voter, c’est ton droit ». Dans sa production, l’équipe de Fiston Osso Tundu a émerveillé les représentants de la Céni qui ont avoué qu’ils ne s’attendaient pas à cette surprise. « Nous, dans les bureaux, pensons que c’est seulement nous qui réfléchissons sur les élections. Ici, je me rends compte que chaque Congolais cogite sur les élections », a fait savoir le représentant de la Céni.

Beaucoup de questions sur le processus électoral et les élections ont été soulevées par les albinos et elles ont trouvé des réponses idoines par le représentant de la Céni. « Cet échange a été vraiment nécessaire, parce qu’il a permis de clarifier certaines zones d’ombre et de porter nos inquiétudes à la Centrale électorale en vue de nous permettre de voter sans trop de problème », a admis un participant.

La machine à voter ne signifie pas le vote électronique

Les commentaires sur la machine à voter se sont appuyés sur un passage de la chanson de sensibilisation chantée par le département de musique de la FMT qui dit que « l’avenir du pays se trouve dans son doigt ». Expliquant l’utilisation de la machine à voter, le technicien de la Céni a permis de balayer certains préjugés qui font la une des discussions dans le pays. À l’en croire, le vote proposé par la Céni n’est pas électronique car, il y aura effectivement un bulletin que chaque électeur introduira dans l’urne. La machine à voter, a-t-il argumenté, permettra à l’électeur de faire son choix et de l’imprimer pour introduire le bulletin ainsi imprimé dans l’urne. D’après lui, cela éviterait d’avoir des bulletins à la grandeur d’un journal, comme ce fut le cas lors des scrutins précédents. Chacun des participants a été, enfin, amené à passer devant cette machine et à faire un exercice de vote afin de s’y habituer avant son utilisation lors des scrutins prochains.

Légendes et crédits photo : 

La salle lors de la tribune d’expression populaire /photo Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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