Prison centrale de Makala: 6 337 prisonniers en détention irrégulière (Fondation Bill Clinton pour la paix)

0

La Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP), que dirige Emmanuel Cole, révèle dans un document que 6 337 prisonniers préventifs en situation irrégulière sont en détention à la prison centrale de Makala.

Cette structure demande au gouvernement, par l’intermédiaire du ministre des Droits humains, de réaliser la promesse faite aux prisonniers et détenus préventifs lors de ses différentes visites.

La FBCP rappelle que le 20 octobre 2017, le Premier ministre Bruno Tshibala s’était rendu à la prison centrale de Makala, promettant aux prisonniers l’amélioration de leurs conditions de vie et l’accélération de la procédure judiciaire. Surtout qu’il est, lui-même, un ancien pensionnaire de ce centre de rééducation, lorsqu’il logeait au pavillon 8 chambre 14.

« Malheureusement, rien n’a été fait jusqu’à présent et on enregistre des cas de décès quotidiens à cause de malnutrition, problèmes sanitaires, service des soins appropriés », déplore l’organisation non gouvernementale (ONG) de défense des droits de l’homme.

Elle souigne également que de son côté, l’ancienne journaliste et ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, « qui avait fait pleurer le feu Bemba Saolona », avait visité le 26 juin 2017 et le 13 septembre 2018 la prison centrale de Makala. À son tour, elle avait aussi promis l’amélioration des conditions de vie des prisonniers et détenus préventifs, notamment par l’accélération de leurs procédures judiciaires. Cependant, constate la FBCP, rien n’a changé et les magistrats continuent de remplir les prisons de la République démocratique du Congo

L’ONG fait observer que la caution à payer à la banque ou à la Dgrad pour la liberté provisoire, fixée par la loi à cinquante mille francs congolais, soit trente dollars, a atteint deux cents , trois cents, mille cinq cents voire deux mille dollars américains ou plus, selon le cas.

« Bien que les conditions de travail des magistrats soient très difficiles, cela n’est pas une raison pour que les prisonniers payent le pot cassé », s’indigne cette organisation qui a profité de cette occasion pour demander au ministre de la Justice d’améliorer les conditions de travail des magistrats.

Elle exige aux autorités judiciaires, administratives et politiques de tout faire pour sanctionner tous les magistrats qui « utilisent des prisons comme un dépôt pour faire leur business ».

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire