Prise en charge des enfants et jeunes de la rue: les acteurs impliqués échangent à Pointe-Noire

0

Une séance plénière tenue le 25 janvier, en présence de Philippe Mbouma, conseiller socio-culturel du maire de la ville, a permis d’évaluer l’action menée et de faire des projections sur le travail à accomplir les prochains jours. 

Dans le but d’échanger les expériences, de mieux se connaître et de rechercher des solutions concertées aux problèmes des enfants et jeunes vivant en rupture avec leur famille dans le département de Pointe-Noire, une plate-forme regroupant tous les acteurs impliqués a été mise en place depuis quatre ans. Eclatée en cinq groupes de travail avec des problématiques transversales, elle a fait le bilan de son action tout en mesurant l’ampleur du travail qui reste à accomplir en vue d’une meilleure protection de ces enfants.

Cette palte-forme est composée du Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper) dont la coordination régionale est assurée par le Samu social Pointe-Noire et des associations membres de ce réseau (Asi, Foyer Anton, Centre d’accueil des mineurs de Mvou-Mvou, AEE, CADB et SIMCS). Appuyée par la coordination de Brazzaville, les directions départementales et autres institutions impliquées dans la protection de l’enfant, la palte-forme s’est réunie en vue d’améliorer la prise en charge des enfants et jeunes de la rue de Pointe-Noire dans le care d’une politique publique de protection de l’enfance.

Ainsi, les cinq groupes de travail, à savoir santé, sensibilisation communautaire, cartographie, éducation et formation professionnelle, vulgarisation de la loi ont fait le point des travaux menés.  Ce qui apermis aux participants d’échanger autour des pistes abordées par différents groupes et de formuler  des recommandations pour l’année prochaine.

L’amélioration de l’accès de soins des enfants et jeunes de la rue,  la signature des conventions de partenariat sur la réduction des coûts liés aux soins de ces enfants, la vulgarisation les missions des circonscritions d’action sociale, la  prévention des arrivées dans la rue d’autres enfants, l’élaboration d’une cartographie actualisée des acteurs assurant leur prise en charge, la facilitation de leur accès aux structures de formation, d’insertion professionnelle et d’éducation publique et privée, la contribution à la promotion et au respect des droits des enfants dans le département de Pointe-Noire constituent les chevaux de bataille de demain.

A l’issue des travaux, tous les acteurs se sont réjouis de l’existence de ce cadre de concertation qui permet de créer des synergies entre différents acteurs  afin d’améliorer la prise en charge des enfants et jeunes vivant en rue. Toutefois, ils ont reconnu que de nombreux écueils subsistent encore et c’est à cela qu’il faut s’atteler désormais en y mettant toute la volonté et l’abnégation en dépit du contexte économique difficile.   

Ellul Raphael, directeur de Samu social, Joseph Likibi, coordonateur du Reiper, Marie Thérèse Loemba, directrice départementale des Affaires sociales de Pointe-Noire, Aubin Djondo Kendé, directeur départemental des Droits humais et libertés fondamentales et plusieurs autres responsables ont pris part aux travaux.

 

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille à l’issue de la concertation / Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

Laisser un commentaire