Présidentielle 2018 : Samy Badibanga attendu aujourd’hui à la Ceni

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Sorti de tractations laborieuses de la cité de l’Union africaine, sous les auspices de M. Edem Kodjo, le Facilitateur désigné par Nkosazana Dlamini Zuma, il devint, le 17 novembre 2016, Premier ministre. Il succéda ainsi à Matata, avant de passer, à son tour, le fanion de commandement à Bruno Tshibala Nzenzhe, le 18 mai 2017 après que ce dernier a été nommé, le 7 avril 2017. L’homme qui n’aura passé à la Primature que l’espace de quelque six mois et jour, y imprima, à sa manière, une rigueur ainsi qu’un rythme tout particulier. Des chiffres qu’il avança lui-même, un beau jour à Fleuve Congo Hôtel, existent dans les annales et le poussent aujourd’hui, plusieurs mois plus tard, à oser et à se mesurer aux autres, pour la conquête du fauteuil présidentiel, lors de joutes électorales du 23 décembre 2018. Ainsi, doit-on considérer que Samy Badibanga Ntita, né sur les terres de ses ancêtres à Kinshasa, le 12 septembre 1962, un ex-Conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi, 2009 – 2011, élu député de Kinshasa à Mont-Amba, Membre de la Commission des Ressources naturelles de l’Assemblée nationale, 2011, et leader des Progressistes, 2017, est un des ceux qui maîtrisent bien les rouages de la politique, depuis des temps des tribuns, tels que Frédéric Kibassa et consorts, au moment où certains de tous ceux qui tentent aujourd’hui de sortir du bois, n’avaient ni de trace, ni d’idée de se lancer dans le marigot de la politique active en RD. Congo.

Rétropédalage

Kabila, en le désignant à l’aune du Dialogue de la cité de l’Union africaine, présidé par Edem Kodjo, l’ex-Premier ministre Togolais, ne croyait pas si bien faire lorsqu’il le mettait au devant de la scène, pour sonder ses capacités. N’eût-été le temps si court, réaffirme un des ses proches, il aurait mieux fait de tourner la machine de l’Exécutif national autrement.

Puisqu’après tout, son côté pragmatique, fruit de longues années passées dans les méandres des activités économiques, l’auront forgé à la dimension d’un homme à se battre, d’un dur à cuir, d’un homme aux talents rares, d’un homme aux   situations difficiles. Aux côtés d’Etienne Tshisekedi, Samy Badibanga aura été également, un fruit mûr qu’il envoyait partout en missions d’itinérance.  Autant sont les atouts qu’il compte ainsi mettre à la portée du bien-être des congolais, confie un des ses affidés,  restés tapis dans l’ombre.

Bis repetita

Doit-on imaginer que l’histoire se répète en RD. Congo ? Oui, apparemment.  En dernière minute, des surprises se multiplient. A la Ceni, la bousculade, comme autrefois, est toujours au rendez-vous. La bataille se veut serrée, voire très serrée même. Mais, l’important est qu’en définitive, la Centrale électorale soit à même de jouer son rôle.

Tous les candidats de dernière minute, presque tous alors, seront au rendez-vous. Badibanga Ntita, 55 ans, sera, lui aussi, dans la bataille  impitoyable pour la conquête du piédestal qu’occupe, depuis 17 ans, Joseph Kabila Kabange. Vers 11 heures, si l’agenda de la Ceni ne bouge pas, il fera acte de candidature à la Présidentielle du 23 décembre 2018. C’est de bonne guerre, dit-on. Car, les règles sont connues. Les enjeux  aussi.

En tant qu’un des joueurs majeurs, Samy Badibanga sait calculer l’immensité de ses défis, en mettant sa tête dans cette course vertigineuse. Très bientôt, il dévoilera les grandes lignes de sa vision, de ses grandes orientations politiques lorsqu’il en aura fini avec cette étape initiale et cruciale de dépôt de candidature.

La liste s’allonge

Déjà, la liste est longue. Plus d’une dizaine de candidats seront enregistrés. Les marquoirs présentent un tableau complet dont les noms suivants sont repris : Seth Kikuni, Bemba Gombo, Alain-Daniel Shekomba, Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi Tshilombo, Tryphon Kin-kiey Mulumba et Freddy Matungulu sont déjà listés. Tandis qu’aujourd’hui, Samy Badibanga Ntita, Martin Fayulu, Adolphe Muzito et, éventuellement, le candidat du Front Commun pour le Congo, y sont fiévreusement attendus.

Tant d’autres candidats qui sont, naturellement, à inscrire dans le lot d’électrons libres et d’outsiders ne manqueront pas de se bousculer. C’est le cas, par exemple, de Noël Tshiani Muandiamvita, l’Economiste de renom, de Yves Mpunga, l’Informaticien rompu dans les nouvelles technologies, de Gabriel Mokia, l’homme de terrain, de Fiyou Ndondoboni, de Mme Angèle Makombo, la brillante dame venue des Nations-Unies, de Monique Mukuna et de Daniel Mwana-Nteba.

Cette liste, si longue soit-elle, n’est, toutefois, pas exhaustive.

A tout moment, elle peut continuer à s’allonger au gré des ambitions politiques des uns et des autres. Dans ce cas, la candidature de Katumbi n’est pas, donc, à exclure d’avance, selon les procédures et autres recours juridiques le détermineront.

Normalement, le jeu démocratique, dans son expression la plus libre, est ainsi  fait. Le vin est, donc, tiré. Il ne reste qu’au peuple congolais de le boire et de trancher, le 23 décembre 2018, si jamais les élections, voulues crédibles, transparentes, et inclusives, étaient vraiment organisées.

Source: http://www.mediacongo.net/

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