Présidentielle 2018 : la Société civile s’oppose à un 3è mandat de Joseph Kabila

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Après le discours du président de la République sur l’état de la Nation le 19 juillet devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, la Société civile n’est pas restée muette. Dans une déclaration rendue publique le mardi 31 juillet à Kinshasa, 76 organisations de la Société civile appellent au strict respect de la Constitution ainsi que de l’Accord du 31 décembre 2016, accord dit de la Saint Sylvestre.

Ces organisations de la Société civile se disent également hostiles à un troisième mandat de Joseph Kabila à la présidentielle du 23 décembre prochain. « Notre engagement à respecter la Constitution demeure lui aussi non équivoque », affirment les organisations signataires de la déclaration.

En outre, dix préalables sont posés pour l’organisation des élections transparentes, démocratiques et apaisées.

Pour qu’il y ait des bonnes élections, la Société civile exige entre autres « la publication par la CENI, dans les formats accessibles aux populations, de la cartographie des bureaux de vote avec le nombre d’électeurs y inscrits afin de rassurer toutes les parties prenantes ainsi que la liste des cas irréguliers décelés ; la correction de la procédure régulière de renouvellement d’un tiers (3 sur 9) des membres de la cour constitutionnelle en vue de l’administration de la justice au plus haut niveau de recours ; le traitement au cas par cas par la CENI de tous les cas d’irrégularité décelés dans le fichier électoral par l’audit conduit par l’Organisation Internationale de la Francophonie ».

En outre, les signataires exigent « la reconstruction du consensus autour du recours planifié de l’utilisation de la machine à voter en veillant à le restreindre à un son unique rôle de simple imprimante sans possibilité de recours à la transmission électronique des données vers le serveur central ; la poursuite, par les instances judiciaires, des agents de la CENI auteurs ou complices de la fraude et de la corruption du fichier électoral ; la signature par tous les acteurs électoraux d’un acte d’engagement au respect des droits fondamentaux et du code éthique ; la libération par le gouvernement de la République de l’espace médiatique et public garantissant le respect de la liberté de la presse et de manifestation ainsi que l’accès équitable de toutes les parties-prenantes aux médias publics ».

Les signataires de cette déclaration évoquent également « le respect par le Gouvernement du plan de décaissement des ressources prévues pour la mise en œuvre du processus électoral par la CENI ».

« Que les organes de contrôle (Parlement, Inspection Générale de Finances et la Cour des Comptes) organisent des audits de gestion de fonds alloués à la CENI conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre ; Que la Monusco applique sans tergiversation la Résolution 2409 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et aussi le communiqué conjoint des membres du Conseil de sécurité de l’ONU et du Conseil de paix et Sécurité de l’U.A sanctionnant la 12ème réunion consultative annuelle tenue à New York le 19 juillet 2018 sur la RDC », peut-on lire dans cette déclaration.

Parmi les signataires de la déclaration, l’on peut citer entre autres l’Asadho, la Lucha, la VSV, l’IRDH…

Elles appellent dans la foulée, la population et tous les partenaires régionaux et internationaux à accentuer la pression sur toutes les parties prenantes au processus électoral en RDC pour le respect de façon «non équivoque» de la Constitution et la mise en œuvre, sans délai, de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Source: http://www.mediacongo.net/

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