Première saison des arts et des lettres : lancement du deuxième volet

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Les activités organisées par le cercle culturel Sony-Labou-Tan’si, depuis le 4 août, à Brazzaville, sont constituées d’expositions, conférences- débats, animations,  de la  musique et la gastronomie.

 Le directeur du cercle culturel Sony-Labou-Tan’si, Célestin Ganongo, a officiellement lancé les activités de cette première saison  qui prendront fin le 9 septembre.  Plus d’une trentaine de stands sont érigés sur ce site situé à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville. Certains espaces sont dédiés à la gastronomie, d’autres par contre aux expositions. « Les jeunes ont besoin de ces espaces pour s’exprimer devant un grand public. Les artistes et artisans  profitent de ces activités pour vendre leurs produits », a indiqué le directeur de ce centre.

Durant cette période festive, le cercle Sony-Labou-Tan’si a prévu d’organiser, du 11 au 15 août, des conférences sur la science de la musique africaine.  À cet effet, une journée dédiée aux beaux-arts du Congo sera célébrée, le 14 août, sur le thème « Le profit socio-économique d’un artiste ou d’un artisan ». Les conférenciers éclaireront les participants sur la confusion qui existe entre le terme artiste et artisan. « Cette confusion nous la faisions même au niveau du gouvernement. Deux ministères distincts gèrent les artistes et artisans.  Ça serait une occasion d’interpeller les décideurs de notre pays et d’apporter à la population congolaise les éléments nécessaires pour ce métier d’art », a  déclaré Célestin Ganongo.

La journée du 15 août,  l’artiste Kosmos Mountuari livrera en soirée un spectacle. Il sera accompagné par un groupe Vocal bantou qui agrémentera la soirée. L’ouverture sera faite par un groupe tradi-moderne venu de Kinshasa. 

Pour la gastronomie, le directeur a fait savoir que l’art culinaire est une partie artistique. « Nous devions en principe promouvoir les aliments qui sont beaucoup plus consommés au Congo. Cette partie gastronomique vient en quelque sorte renforcer le système de notre travail. Les commerçants prennent des stands pour vendre à manger et à boire. Cela nous permet de préparer le public.  Actuellement, c’est rare de remplir une salle quand il s’agit d’une cérémonie culturelle. Les restaurants qui sont ici constituent le public qui est là pour voir ce qui se passe et encourage les artistes. Ce public en profite de faire  connaissance à l’art congolais », a-t-il  souligné.

En outre, il a signifié que le cercle culturel Sony- Labou-Tan’si travaille beaucoup plus avec les jeunes talents en herbe.  « Les artistes qui prestent ici ne sont pas payés, pour eux c’est faire la promotion. C’est en quelque sorte des répétions générales pour tester leur talent. Mais toutefois, nous les déplaçons et nous louons le matériel avec les cotisations des commerçants et des tickets d’entrée. Cet argent nous permet également d’assurer la sécurité et entretenir les espaces », a expliqué le directeur du cercle.

Par ailleurs, il a déploré le manque de subvention de ce site tout en lançant un appel aux pouvoirs publics car la dernière contribution date de 2014.  Le cercle culturel Sony-Labou-Tan’si est un centre culturel national qui ne devrait pas être abandonné. C’est la visibilité du ministère de la Culture et des arts, a-t-il révélé.

 

 

 

 

Légendes et crédits photo : 

Photo : Les œuvres d’art exposées
Photo : Le directeur du cercle Sony- Labou-Tan’si répondant aux questions

Source : http://www.adiac-congo.com/

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