Portrait : Mariame Diefaga propose la photographie artistique

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 Agée de 27 ans, la photographe est arrivée dans son métier par vocation au milieu d’un environnement largement conquis par des hommes. Ainsi, pour mieux s’imposer, elle a déposé un nouveau genre dénommé photographie artistique.

La photographie artistique est le genre de photographie qui distingue Mariame Diefaga des autres photographes. Elle est plus remarquable lors des cérémonies de mariage et d’anniversaire. « Nous ne fonctionnons pas comme les autres photographes de la place. Nous faisons des photos qui sont ensuite retouchées selon les besoins des clients », explique-t-elle.  

Passionnée de la photographie depuis le bas-âge, Mariam Diefaga a conquis son public grâce à sa stratégie de communication, de bouche à oreilles, et  s’est réellement imposée au début de 2017. Le métier de photographe qu’elle exerce la présente aux yeux du public comme une femme battante, tenant à faire toute sa carrière dans la photo dans un environnement dominé par des hommes. Effectivement, peu de femmes se lancent dans cette activité où il faut aller dans toute la ville pour chercher des potentiels clients. Aujourd’hui, les photographes courent après les cérémonies, alors que par le passé, les clients allaient se faire photographier dans des studios. La donne a changé et les mentalités ont évolué à l’ère du numérique. Et la photo artistique prend en compte cette dernière dimension car il y a une urgence dans la satisfaction du client.

Le photographe artistique est ainsi appelé à s’investir du début à la fin de chaque cérémonie pour mieux rendre ces instants inoubliables. C’est ce à quoi s’attelle Mariam Diefaga qui pense que « la photo reste avant tout de la photo, parce que c’est ce qui reste après que tout est passé. Et quand le client voit le résultat, il se rend compte que c’est différent de la photo ordinaire ». Elle envisage, dans les prochains jours, d’organiser des expositions-photos sur les paysages du pays : des expositions à thème sur des portraits de rue, des galeries pour enfants, des femmes enceintes…

Aujourd’hui, Mariame peut se réjouir de vivre de son art car, pense-t-elle, c’est toujours bien de pratiquer ce métier qui lui apporte assez de bonheur. Grâce à la photo, elle communique son for intérieur dans un environnement favorable et très ouvert à la photo. «Les gens ont besoin d’images numériques. Il y a un besoin urgent et pressant du numérique», a-t-elle conclu.

Légendes et crédits photo : 

Mariame Diefaga

Source : http://www.adiac-congo.com/

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