Politique monétaire : pas de changement du dispositif de la BCC

0

L’autorité monétaire table sur un taux directeur à 20 %, des coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme respectivement à 13 % et 12 %, sans oublier ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2 % et 0 %.

Les chiffres de 2017 témoignent de l’importance même des défis à relever par l’autorité monétaire au cours de cette année. En effet, la RDC a enregistré, en 2017, son plus bas niveau des réserves internationales de change après la crise financière de 2008. Cela représente environ 860 millions de dollars américains ou l’équivalent de 3,7 semaines d’importations des biens et services. En septembre 2017, le niveau était de 661 millions de dollars, soit l’équivalent de près de trois semaines d’importations de biens et services. Grâce à l’intervention de l’État, il y a eu une amélioration.

Par ailleurs, il faut signaler une forte inflation enregistrée l’année dernière. La RDC a terminé l’année 2017 avec un taux de 55 % contre un objectif dépassé de 7 %. Au regard de l’environnement économique très difficile, cette inflation aurait pu s’avérer beaucoup plus catastrophique, érodant ainsi le pouvoir d’achat de la population. Au cours de l’année 2017, la monnaie nationale a enregistré une dépréciation de 31 % (taux interbancaire) et 28 % (taux parallèle moyen). Cette pression inflationniste est le résultat d’abord de la dépréciation du franc congolais face aux principales devises étrangères. L’on a observé une certaine rigidité de la demande des devises pour l’importation des biens et services. Pour autant, l’offre des devises continue à baisser.

Source : adiac-congo.com

Laisser un commentaire