Pas de gouvernement sans mise en cohésion entre FCC et CACH (Serge Kadima)

0

Intervenant sur Top Congo FM, invité de l’émission Face à Face, Serge Kadima a annoncé, ce dimanche 14 juillet, la reprise des discussions entre le Front commun pour le Congo et le Cap pour le changement (CACH) en rapport avec la formation du gouvernement.
Pour le communicateur du FCC, « rien ne filtre car il s’agit des questions majeures qui doivent engager l’avenir de tout un pays », la seule option étant celle d’attendre « que les discussions se terminent ».

À quand le gouvernement?

Pour Serge Kadima, il faut laisser le temps au temps car le contexte est particulier. « Les élections de décembre 2018 nous ont imposé une coalition. Parce qu’il y a une coalition, il faut harmoniser les vues, il faut faire une mise en cohérence de la vision, une mise en cohérence par rapport à ce que nous comptons faire pour notre pays. C’est pour ça que nous discutons pour chuter sur des résultats pouvant apporter des produits durables pour le bien de la population », révèle-t-il. 

« À un certain moment, nous avons eu l’impression que les délégués de CACH n’étaient pas en contact avec le président de la République, qui se trouve être l’autorité morale » de cette plateforme, « ce qui est arrivé. Nous avons voulu inviter l’autorité morale du CACH pour qu’il puisse convoquer ses délégués », chose faite, selon lui car « ils sont revenus à la raison ».

Serge Kadima souligne le fait que la circonscription nationale avait donné sa faveur au président de la république Félix Tshisekedi, et le même peuple avait plébiscité le FCC au niveau de l’Assemblée nationale. « Nous avons estimé que nos amis du CACH devaient être modestes dans les revendications », indique Serge Kadima.

« Lors que nous disions à l’époque que le CACH était à la base du blocage, c’est parce que le CACH avait des revendications au-delà de la configuration actuelle. En principe, le poids politique s’évalue au niveau de l’Assemblée nationale. Nous avons plus 350 députés au niveau de l’Assemblée nationale. Le CACH est en deça de ce que nous avons. Si on doit être strict envers le CACH, on peut leur accorder les 20%. Nous avons estimé, au nom de la coalition, comment protéger ce qui nous unit pour qu’on puisse travailler pour l’intérêt de la population. Il n’est pas question de lâcher. Il n’est pas question d’un partage de gâteau. Le gouvernement doit refléter la volonté populaire. Les ministres sont au service de la population. Et cette volonté populaire est bien exprimée au niveau de l’Assemblée nationale car c’est le FCC qui a la majorité », insiste Serge Kadima.

« Les discussions ont beaucoup évolué. Je ne sais pas à quel niveau se situent les négociations. Je ne sais pas la clé de répartition. Mais je sais que le CACH a aujourd’hui compris que la coalition, c’est aussi respecter le poids politique des uns et des autrres », note-t-il.

« La constitution ne parle pas des ministères de souveraineté. Elle parle plutôt des ministères de collaboration. À ce stade, je ne peux pas vous dire exactement qui aura tel portefeuille. Le plus important n’est pas d’avoir un gouvernement pour le plaisir d’avoir le gouvernement. Le plus important est d’avoir un gouvernement qui va régler les problèmes de la population », explique Serge Kadima qui insiste aussi sur le fait qu’il « ne faut pas avoir un gouvernement pour faire plaisir à un camp ».

Abordant la controverse autour de la désignation d’Alexis Thambwe Mwamba pour présider le bureau du Sénat, n’oubliant pas d’épingler également le départ de Modeste Bahati Lukwebo du FCC, Serge Kadima regrette que « les méthodes décriées actuellement par l’autorité morale de l’AFDC et Alliés sont les mêmes qui avaient fait de lui questeur à l’Assemblée nationale ». Et de conclure qu’il « ne faudra pas accepter d’être bénéficiaire d’un principe et quelques années plus tard, le dénoncer quand il doit profiter à quelqu’un d’autre ».

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire