Paraguay : le vote sur la réforme de la Constitution suspendu

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Le vote des députés paraguayens sur la réforme controversée de la Constitution, qui doit autoriser la réélection présidentielle, a été suspendu mardi afin de laisser la place à un dialogue entre les partis après les violences de ce week-end.

Le vote des députés paraguayens sur la réforme controversée de la Constitution, qui doit autoriser la réélection présidentielle, a été suspendu mardi afin de laisser la place à un dialogue entre les partis après les violences de ce week-end.

En revanche, des discussions doivent s’ouvrir mercredi entre les différentes formations politiques paraguayennes, avec la médiation de l’Eglise. Vendredi, une majorité de sénateurs (25 sur 45) ont adopté ce texte.

Le président conservateur Horacio Cartés veut briguer un second mandat en avril 2018. Fernando Lugo, ex-évêque et président de gauche de 2008 à 2012, appuie la réforme pour la même raison.

Les dirigeants du Parti libéral, deuxième force politique du pays, s’érigent en défenseurs de la démocratie et assurent que seule une assemblée constituante peut modifier le texte fondateur.

Dans l’esprit de la Constitution de 1992, le mandat unique de cinq ans était un antidote contre l’autoritarisme et la tentation de se cramponner au pouvoir, dans un pays marqué par 35 ans de dictature du général Alfredo Stroessner, de 1954 à 1989.

Vendredi soir, les images du Parlement en feu, assiégé par des manifestants, ont fait le tour du monde. Un militant du Parti libéral a été tué par un policier au cours d’une opération et trois parlementaires ont été blessés par des balles caoutchoutées.  

Le ministre de l’Intérieur du Paraguay limogé à la suite des violences

Après les incidents, le président du Paraguay Horacio Cartes a renvoyé son ministre de l’Intérieur et le chef de la police à la suite des violences au parlement et à la mort d’un responsable de l’opposition.

Le président paraguayen a appelé la population au calme et a invité les citoyens à ne pas répondre aux appels « de quelques barbares » pour perturber la paix, la tranquillité et le bien-être dans ce pays du centre de l’Amérique latine, enclavé entre le Brésil, l’Argentine et la Bolivie.

Plus de 200 arrestations

Vendredi, le bâtiment du Congrès a été saccagé et incendié par des manifestants opposés à ce projet controversé d’amendement constitutionnel. Les violences ont fait une trentaine de blessés et 211 personnes ont été arrêtées. Le président du mouvement Jeunesse libérale a été tué.

Source : Media Congo

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