Paix et développement : l’ONU demande au monde de relever les défis

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Une fois de plus, l’appel du secrétaire général des Nations unies a été réitéré à Brazzaville, le 24 octobre, lors d’une cérémonie marquant le 73e anniversaire de cette organisation.

 

Dans la salle archicomble du ministère des Affaires étrangères, la célébration de la journée des Nations unies a été marquée par la projection d’un film documentaire intitulé « Le système des Nations unies accompagne le Congo3, retraçant la coopération entre le Congo et les agences onusienneS, à travers des initiatives diverses.

Dans son message lu par le coordonnateur résident du système des Nations unies au Congo, Anthony Ohemeng-Boamah, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté tous ceux qui œuvrent pour les Nations unies « à ne jamais baisser les bras » dans les efforts qu’ils déploient pour relever les défis auxquels le monde est confronté.

En dépit des aléas et des obstacles ainsi que des inégalités croissantes, le secrétaire général de l’ONU pense que « le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine est une condition indispensable à la paix ». Il a, en outre, mis l’accent sur la volonté de l’organisation de mettre en œuvre l’action contre le réchauffement climatique, de lutter pour les droits de l’homme et la vie pacifique dont tout le monde mérite de profiter. « En cette Journée des Nations unies, réaffirmons notre engagement à rétablir la confiance, à sauver notre planète, à ne laisser personne de côté, à défendre la dignité de chacun et de tous en tant que Nations unies », a lancé Antonio Guterres.

Mettre fin aux inégalités…

Pour le coordonnateur résident du système des Nations unies, les défis pour lesquels le secrétaire général interpelle le monde à maintenir la persévérance trouvent leur reflet dans le contexte de la République du Congo. « Il s’agit des défis liés à l’atteinte des objectifs de développement durable », a indiqué Anthony Ohemeng-Boamah, relevant le fait qu’en dépit de tous les efforts engagés par le gouvernement congolais et ses partenaires pour lutter contre la pauvreté, les inégalités demeurent. « Des franges de la population congolaise sont encore en marge du processus de développement. Il en est ainsi de la  population autochtone et rurale, des personnes handicapées, des réfugiés et des déplacés internes. Le gouvernement et le système des Nations unies vont renforcer leur partenariat pour permettre au prochain cadre de coopération de servir de levier pour l’atteinte des objectifs de développement durable », a-t-il déclaré.

Parlant des changements climatiques qui, selon lui, constituent un enjeu majeur pour ce pays du bassin du Congo, le coordonnateur résident du système des Nations a apprécié le leadership du Congo « qui prend des initiatives pour préserver ce deuxième poumon de la planète ». Anthony Ohemeng-Boamah a assuré: « Il en est ainsi du lancement du fonds bleu qui crée des synergies avec les actions du fonds vert lancé au niveau mondial. L’accompagnement du système des Nations unies se fera sans relâche », a assuré Anthony Ohemeng-Boamah.

Sur les questions liées à la sécurité, il a salué l’accord de paix de Kinkala signé en décembre 2017 pour la pacification du département du Pool. Toutefois, il est impérieux, a-t-il estimé, de « poursuivre les efforts de désarmement, la démobilisation et la réintégration des milliers d’ex-combattants suivant les normes internationalement reconnues ».

Même si beaucoup reste à faire à l’échelle de la planète, le gouvernement du Congo, représenté par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a, de son côté, souligné des succès remportés par l’ONU depuis sa création, notamment dans le domaine de la paix, des droits de l’Homme et du développement. « La confiance en la gouvernance mondiale est fragilisée par les conflits armés, le terrorisme aveugle, l’extrémisme violent, les changements climatiques, la famine et des maladies de toutes sortes. L’ordre mondial est presque chaotique. Les principes démocratiques sont pris en otage et le multilatéralisme menacé. Face à ce tableau peu élogieux, l’ONU doit pleinement jouer son rôle de leadership sur tous les fronts, en soutenant le système multilatéral reformé, redynamisé et renforcé », a déclaré le ministre de l’Intérieur. Depuis la fondation de l’ONU, a-t-il rappelé, le monde a profondément changé certes, « Cependant, la paix et la sécurité ne règnent pas partout ».

Pour y parvenir, Raymond Zéphirin Mboulou a appelé à redoubler d’effort « afin de bâtir un monde plus juste, pacifique, prospère, un monde plus souvent ouvert sur la diversité et la tolérance réciproque afin de raviver les valeurs porter par les pairs fondateurs de notre organisation », a-t-il poursuivi, ajoutant « Il nous faut œuvrer pour l’instauration d’un monde international fondé sur le respect mutuel, la compréhension et la conciliation. Le gouvernement congolais plaide sans équivoque en faveur du multilatéralisme. » En outre, il a remercié tous les partenaires pour « leur engagement et leur abnégation en faveur d’un monde plus juste, épris de paix et de justice ». À la fin de la cérémonie, tout le monde a été invité à exécuter un geste de convivialité pour la paix. Signalons que la journée des Nations unies commémore l’anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations unies en 1945. Avec la ratification de ce document fondateur par la majorité de ses signataires, y compris par les membres permanents du Conseil de sécurité, les Nations unies ont officiellement pris naissance.

 

Légendes et crédits photo : 

1-Exécution d’un geste pour la paix
2-Une vue des invités / Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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