Nouveau rejet de l’accord sur le Brexit : et maintenant, on fait quoi ?

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Alors que les députés britanniques ont refusé une seconde fois l’accord de divorce négocié par Theresa May, la date du Brexit, officiellement fixée au 29 mars, pourrait être reportée pour éviter une sortie brutale, scénario redouté par de nombreux observateurs.

À 17 jours de la date officielle du Brexit, l’incertitude est totale au Royaume-Uni. Mardi soir, les députés britanniques ont une nouvelle fois dit « non » à l’accord de divorce négocié par la Première ministre, Theresa May, avec Bruxelles. Mercredi soir, ils doivent se prononcer cette fois sur une possible sortie de leur pays sans accord.

Le scénario catastrophe. L’absence d’accord, ce que les Britanniques appellent le « no-deal », entraînerait un Brexit dur. Cette option sonne toutefois comme le scénario catastrophe avec un coût exorbitant, notamment dû à la flambée des droits de douane qui en découlerait, et une possible pénurie de produits frais et de certains médicaments.

L’ampleur de la facture reste difficile à chiffrer. Une analyse du Centre d’études prospectives et d’informations internationales parle d’une baisse permanente de 3 % du PIB britannique et d’un coût annuel de plus de 2.000 livres (2.320 euros) pour chaque citoyen du Royaume-Uni. Plus alarmiste encore, la Confédération de l’industrie britannique, principale organisation patronale du pays, évoque un recul du PIB de 8 %. Enfin, pour éviter les vides juridiques, laissés par la rupture brutale avec les traités européens et les milliers de lois qui leur sont attachées, Londres serait obligée de ré-adopter en urgence, via une loi fourre-tout, l’intégralité du droit européen.

Un report du Brexit pour trouver une issue. Après les votes de mardi et mercredi soir, les députés de la Chambre des Communes s’exprimeront de nouveau jeudi, cette fois pour décider d’un éventuel report de la date du Brexit, scénario le plus probable à ce stade. Il faudra encore que les 27 pays membres de l’UE acceptent ce report à l’unanimité. Les européens ont fait savoir qu’il devra être dûment justifié ; la tenue d’élections générales ou la mise en place d’un nouveau référendum sur le Brexit pourraient donc être mises sur la table. Les partisans d’une seconde consultation ont d’ailleurs déjà prévu de manifester le 23 mars.

Le rejet des parlementaires britanniques laisse donc le Royaume-Uni dans une situation très floue et incertaine. L’opposition en profite pour réclamer la tête de Theresa May, mais la dirigeante ne semble pas encore avoir abattu toutes ses cartes. Outre-Manche, certains observateurs estiment qu’elle pourrait même tenter de faire passer son accord une troisième fois.

Source: http://www.mediacongo.net/

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