Nord-Kivu : quarante-cinq personnes guéries d’Ebola

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Les patients guéris ont quitté le centre de traitement de la maladie, selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé, qui souligne que la situation épidémiologique  révèle  que  sur un total de cent vingt-sept cas confirmés, soixante-douze décès ont été rapportés et treize cas suspects sont en cours d’investigation.

 L’analyse comparative de la situation épidémiologique de la maladie  à virus d’Ebola, du  28 au 29 septembre, indique une augmentation des cas  de fièvre hémorragique dans la province du Nord-Kivu. Au total, le 28 septembre,  cent cinquante-sept cas de fièvre hémorragique ont été signalés , dont cent vingt-six confirmés et trente et un probables. Le 29 septembre, ces cas de fièvre hémorragique ont augmenté à cent cinquante-neuf, dont cent vingt-sept confirmés et trente-deux probables.  La même journée, treize cas suspects ont été  en cours d’investigation. Un nouveau cas a été  confirmé à Beni mais décédé peu après son arrivée au centre de traitement. Dans la même localité, un  nouveau cas probable a été rapporté qui est un contact du dernier cas confirmé mais décédé un jour plus tôt et enterré par sa famille de façon non-sécurisée.

Les journées villes mortes organisées par la société civile  à Beni pour dénoncer les massacres de la population  ont porté un coup dur aux activités de riposte contre Ebola.  Cette situation a été déplorée au cours d’un point de presse tenu par  le coordonnateur de la riposte, le Dr Ndjoloko Tambwe Bathe. A cause de ces journées villes mortes, a-t-il indiqué, le taux de couverture de suivi des contacts est passé de 98% à moins de 50%, à cause du  ralentissement de la recherche active des cas dans les structures sanitaires et dans la communauté en raison du manque de mobilité des équipes. Un ralentissement des activités de surveillance et une rupture d’approvisionnement en eau a été également constaté aux points d’entrée.

Le Dr Ndjoloko a précisé, par ailleurs, qu’aucune activité de vaccination pendant trois jours  n’ a été organisée, ce qui a conduit à un faible suivi des personnes déjà vaccinées. En sus de cela, aucun échantillon n’a pu être prélevé ni analysé la journée du 25 septembre. Le principe selon lequel tous les ménages et toutes les formations sanitaires par lesquels sont passés des cas positifs doivent être désinfectés endéans les vingt-quatre heures n’a pas été respecté.

Mettre fin à la stigmatisation

Le non-approvisionnement en intrants et matériels de protection pour les prestataires de soins ainsi que les patients dans les structures où sont passés des cas positifs, la difficulté de distribuer des kits de lavage de mains dans les écoles sont autant des conséquences négatives de ces trois jours de ville morte. Le coordonnateur a insisté sur le fait que la stigmatisation de la population à Beni doit être arrêtée. Contrairement à ce qui est souvent répété dans les médias, la population de la ville a été très coopérative avec les équipes de la riposte. Cette collaboration est à féliciter et à encourager. De plus en plus de contacts s’enregistrent volontairement auprès des équipes de vaccination, des patients se présentent volontairement au centre de traitement lorsqu’ils tombent malades et des familles endeuillées appellent les équipes d’urgence pour procéder à l’enterrement digne et sécurisé de leur proche. Les cas de résistance dans la ville de Beni sont en réalité concentrés autour d’une ou deux familles qui ont causé la propagation de l’épidémie à Butembo et Tchomia. C’est pour cela qu’il est important que toute la communauté soit impliquée afin d’arrêter la propagation de la maladie.

Rappelons que depuis le début de la vaccination, le 8 août dernier,  plus de douze mille personnes ont reçu leur vaccin.

Légendes et crédits photo : 

La désinfection d’un centre de traitement Ebola

Source : http://www.adiac-congo.com/

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