Nord-Kivu: Le Chef de Guerre Guidon Shimiray sous le coup d’un mandat d’arrêt

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La participation à un mouvement insurrectionnel, crime de guerre par recrutement d’enfants et crime contre l’humanité par viol constituent les griefs pesant sur Guidon Shimiray. Alors que la justice congolaise avait ouvert un dossier contre lui en mars 2018. Depuis lors, plusieurs victimes ont été entendues, précise l’auditeur général de l’armée Timothée Mukuntu.

Déjà sous le coup des sanctions de l’Organisation des Nations unies (Onu), le chef de guerre est à la tête depuis 2015 d’une coalition de groupes armés, baptisée NDC-R (Nduma Defense of Congo-Rénové) qui mène des offensives contre divers groupes armés hutus, congolais comme étrangers, dans le Nord-Kivu.

Selon la RFI, Guidon Shimiray est notamment pointé du doigt par plusieurs sources dans l’inquiétante augmentation des cas de viols dans le Masisi sur fond d’affrontements avec les Nyatura, un autre groupe armé.

Dans son dernier rapport paru début juin, le groupe d’expert des Nations unies notait une « augmentation de ses effectifs » et le tenait aussi pour responsable du déplacement du « CNRD, un groupe armé rwandais » du Masisi vers la zone de Kalehe, dans le Sud-Kivu, où l’arrivée des hommes du CNRD a entraîné une « montée de tension » avec les populations locales. Le rapport estime qu’il constitue une « une grave menace pour la stabilité de la région ».

Les mêmes experts, qui ont régulièrement pointé l’absence d’opérations militaires menées contre Guidon Shimiray Mwissa et ses hommes, confirment aussi dans ce rapport l’existence d’une « collaboration » entre son groupe et « l’armée congolaise ».

Quant à Jason Stearns, directeur du Groupe d’experts sur le Congo (GEC), rattaché à l’Université de New-York, le NDC-R de Guidon a été utilisé depuis sa création comme « supplétif de l’armée congolaise » et symbolise à ce titre « la guerre par procuration » menée par cette armée à l’est du Congo, au prix d’importantes violations des droits de l’homme.

Source: http://www.mediacongo.net/

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