Nord-Kivu: La population de Lubero exigent le rapatriement des ex-rebelles du FDLR

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La société civile du territoire de Lubero, dans le Nord-Kivu, juge insupportable la présence des ex-combattants cantonnés à Kanyabayonga. Les populations exigent leur rapatriement au Rwanda.

Les ex-rebelles des FDLR, les Forces démocratiques de libération du Rwanda, continuent d’être cantonnés à Kanyabayonga, dans le Nord-Kivu, malgré l’expiration du moratoire sur le retour de ces ex-combattants au Rwanda, le 20 octobre dernier.

La société civile a rappelé que leur présence constitue une menace pour les populations locales mais aussi pour tout le processus de pacification de la sous-région.

C’est pourquoi le directeur de l’information et du plaidoyer de l’ONG Pole Institute, un institut interculturel de la région des Grands lacs, demande à ce qu’une solution durable soit trouvée.

À en croire Onesphore Sematumba, « la solution ne peut pas provenir que de la Monusco. Les FDLR, ce n’est pas juste un problème localisé, ponctuel qui peut être évacué par les Tanzaniens ou les Uruguayens, ou je ne sais qui de la Monusco. Donc, c’est un problème qui doit être pris à bras-le corps d’abord par la communauté sous-régionale. »

Immobilisme sous-régionale

Au moment où cet article est écrit, il n’y a aucune réaction de l’Union africaine ainsi que d’autres organisations régionales, comme la SADC (Ndlr, la Communauté de développement d’Afrique australe) et la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs).

Au micro de la DW, le porte-parole du secteur opérationnel Grand nord et des opérations sokola1 des FARDC de Béni a reconnu le fardeau que constitue la présence de ces ex-rebelles.

« La situation n’est pas sûre du fait de la présence de ces éléments devenus encombrants. Mais l’armée ne va pas laisser pourrir la situation », a assuré le capitaine Maka Hazukay.

Quant à la Monusco, elle continue d’apporter sa contribution dans le cadre de la prise en charge de ces ex-FDLR. Une contribution sous forme de rations alimentaires, de carburant et de soins, a expliqué Florence Marchal, la porte-parole de la mission de l’ONU en RDC.

Rappelons que les Forces démocratiques de libération du Rwanda, les FDLR, sont un groupe armé formé en République démocratique du Congo au début des années 2000. Leur objectif ? Défendre les intérêts des Hutus rwandais qui se sont réfugiés en RDC et renverser Paul Kagame, l’actuel président rwandais.

Source: http://www.mediacongo.net/

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