Nigeria: 15 morts dans un quadruple attentat-suicide à Maiduguri

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Au moins quinze personnes ont été tuées dans un quadruple attentat-suicide perpétré par des femmes à Maiduguri, la capitale du nord-est du Nigeria, régulièrement visée par le groupe djihadiste Boko Haram, a annoncé mercredi la police.

Quatre femmes kamikazes se sont fait exploser en différents endroits du quartier Molai Kalemari mardi soir «tuant 19 personnes» dont elles-mêmes, a déclaré à la presse le commissaire de police de l’État du Borno, Damien Chukwu.

Selon le commissaire, la plupart des victimes sont des membres de milices civiles, qui tiennent de nombreux postes de contrôle à Maiduguri et participent à certaines opérations militaires pour combattre les insurgés aux côtés de l’armée nigériane.

«Au total, 23 personnes ont été blessées», a-t-il ajouté, laissant entendre que le bilan pourrait s’alourdir.

Bello Danbatta, porte-parole des groupes de milices civiles («civilian JTF») et responsable de la sécurité à l’Agence de gestion des urgences du Borno (Sema), a affirmé que ses hommes étaient visés, deux des kamikazes ayant déclenché leurs explosifs à des postes de contrôle gérés par des miliciens.

«En tout, nous avons perdu 12» hommes, a-t-il déclaré. Ils «ont sacrifié leur vie pour protéger leur peuple et la vie et les biens des citoyens de l’État de Borno».

«Si Dieu le veut, nous allons continuer à lutter contre cette insurrection», a-t-il ajouté.

Equipés de masques et vêtus de salopettes blanches, les agents du Sema ont ramassé dans la matinée les morceaux de cadavres dispersés sur les lieux des attaques, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les corps des victimes étaient recouverts par des tapis en attendant leurs funérailles, devant des dizaines d’habitants sous le choc et des femmes en sanglots.

Les attentats-suicides sont devenus le principal mode opératoire de Boko Haram après huit années d’insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria, qui a fait au moins 20 000 morts et plus de 2,6 millions de déplacés.

Les jeunes femmes et les jeunes filles sont très souvent utilisées comme bombes humaines pour attaquer les postes de contrôle et les cibles civiles comme les mosquées, les marchés et les stations de bus.

En juin, neuf personnes ont été tuées dans une série d’attentats-suicides dans la ville durant la fête de l’Aid el-Fitr, qui marque la fin du mois sacré du Ramadan chez les musulmans.

Source : Media Congo

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