Musique: les artistes appelés à plus de professionnalisme dans la gestion de leur carrière

0

Les musciens congolais ont été exhortés à plus de sérieux dans leur travail, à la faveur d’une rencontre organisée le 21 juin à Pointe-Noire, au Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard, sur le thème  » L’impact d’un management de carrière efficace ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rencontre professionnelle a été organisée par la direction départementale des Arts et des lettres de Pointe-Noire, en partenariat avec l’agence Akalya Congo, en marge de la célébration de la fête internationale de la musique. Animé par Magali Palmira Wora (Gabon), manager général de Real Black Music et de Francophone MTV Base africa, et Hervé Mandina (France), ce rendez-vous culturel a eu pour objectif de proposer des réflexions et des bases concrètes sur les aspects d’un management efficace et d’envisager la structuration professionnelle dans le domaine musical. 

Sous la modération de Soul Rodrigue Auro, manager artistique et journaliste, les deux conférenciers ont édifié l’auditoire composé en majorité d’opérateurs culturels, d’artistes, de mécènes, de producteurs,  de tourneurs, de managers sur le thème dévéloppé.

Cette rencontre a été la bienvenue pour les artistes dont nombreux n’arrivent pas à tirer profit de leur immense talent à cause de nombreux blocages dont celui du management de leur carrière.

Pour Magali Palmira Wora, le manager est au cœur de la stratégie de l’artiste, il est non seulement son conseiller mais aussi fait attention à son image. « Le management d’artiste prend  en considération l’artiste et son projet, selon qu’il veut faire un spectacle, sortir un maxi single, un album ou autre et, ensemble, nous définissons les objectifs à atteindre à court, moyen et long terme. Après on définit un plan de carrière toujours selon son orientation musicale (artiste gospel, musique du monde, rapp… », a-t-elle expliqué.

Elle a ajouté que le manager, qui n’est pas seulement un exécutant, ne doit pas négliger le côté  administration de l’artiste en se rassurant que ce dernier est enregistré dans les organismes de droits d’auteurs, s’il a ses documents administratifs (passeport, carte d’artiste…), etc. Magali Palmira Wora a martelé que l’artiste doit avoir un compte bancaire  et le manager doit veiller sur son image physique (look, tenue…) et morale (ses relations interpersonnelles ..) car, l’artiste est un produit commercial, une marque et un label mais aussi et surtout un modèle dans la société.  

Dans la négociation avec les partenaires pour le compte de l’artiste, le manager met en avant la persuasion en évitant l’émotion. Le contrat décroché, a-t-elle conseillé, doit être écrit et non verbal et les revenus sont repartis en toute transparence pour la bonne marche de la société ou la fondation pour laquelle on travaille pour l’artiste. « On négocie pour que la société gagne et non pour soi. C’est ainsi que le bon manager doit toujours entretenir des relations cordiales et permanentes avec les partenaires », a-t-elle inisté.

Selon Hervé Mandina, de nombreux artistes ont du mal à voir leur carrière prendre de l’envol à cause de leur amateurisme ou de leur négligence coupable. « Un artiste doit être complet, c’est-à-dire être ne pas ignorer les volets administratif et communicationnel. Ainsi, il doit donner de bonnes informations susceptibles d’être exploitées par un média en ligne ou audio isuel. Donc, c’est un homme assez outillé qui sait parler et écrire », a-t-il dit, précisant: « Seulement,  nous constatons, avec amertume lors de l’inscription à certains concours internationaux, que les informations données par les artistes sont souvent incomplètes et parfois erronées ». Pour lui, il n’y a aucune honte ni de gêne, encore moins de regret pour l’artiste de se faire aider par un manager ou agent qui partage sa vision, ses projets et sa stratégie. Le succès de sa carrière est à ce prix.

À la fin de la rencontre, le conseiller socio-culturel de la ville de Pointe-Noire, Fabien Obongo, a souhaité que celle-ci soit profitable aux artistes et les enseignements reçus devraient être relayés à d’autres collègues artistes qui, pour des raisons diverses, n’ont pas pris part à cet échange.

 

 

 

 

 

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille à la fin de la rencontre professionnelle / Crédit photo Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

Laisser un commentaire