Musique : Il y a soixante ans, l’orchestre Negro Band

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Fondé à Kinshasa au bar le Domingo par les Brazzavillois Max Massengo, clarinettiste; Franklin Boukaka, chanteur; et le Kinois Jean Mokuna « Baguin», guitariste soliste, le groupe est né bien avant l’indépendance de la République Congo, en 1958. 

Le Negro Band regroupe au départ une majorité d’artistes originaires du Congo-Brazzaville comme Michel Boyibanda, chanteur; Denis Loubassou ‘’Tintin’’, percussionniste; Casimir Elosa « Elo », bassiste; Jean-Marie Foussikou, chanteur; Louis Nguema, guitariste d’accompagnement.

L’orchestre se spécialise dans la rumba « odemba » et s’installe en 1960 à Brazzaville. Il s’illustre par quelques beaux succès de rumba « odemba » comme  » Nganga mobongisi « , » la rosette », « Kidumba mombongo te » et signe plusieurs albums dont un chez Pathé Marconi, « Le Negro Band à Paris ».  Il effectue plusieurs tournées en Afrique et en Europe.

Le Negro-Band et Lucie Eyenga

Le Negro Band enregistre plus tard un disque avec la célèbre chanteuse Lucie Eyenga dont les titres « Georgette » et« Adoula » comptent parmi les tubes en vogue de l’année. Au cours de la décennie, l’orchestre accueille de nouveaux artistes comme Maurice Bongolo (chant), Grégoire Louvouezo (basse), Rubin Tomba Major (batterie), Ibrahim Diop «Terzief el diablo» (saxo), Robert Massengo (tumbas) et José Missamou (salsero).

Eclatement du groupe

En 1971, lors d’une tournée ivoirienne, le groupe explose et une partie des musiciens, Rubin Tomba « Major », Louis Nguema « Lily », Démon Kasanaut, Ibrahim Diop « Tersief el diablo » décident de créer l’orchestre Les Rebelles Masano, rejoint bientôt par José Missamou. En 1980, l’orchestre Negro Band rebaptisé Mbuzila disparaît.

Tentative de retour sur scène

Après une longue disparition, le Negro Band tel un sphinx renaît de ses cendres en 2010 au bar « La Détente » à Brazzaville formé de quelques précurseurs et de nouvelles recrues. Trois ans plus tard (en 2013), le Festival des musiques originaires du continent africain décide de ressortir des œuvres maîtresses du groupe grâce à l’enregistrement de quelques-unes. Max Massengo et Michel Boyibanda enregistrent alors des titres de rumba, afro-beat, salsa signant la renaissance du Negro Band vieux de cinquante-six ans d’existence. Quelques mois plus tard, disparaît l’un de ses fondateurs, le chef des chefs, Max Massengo, à l’âge de 76 ans.

 

Légendes et crédits photo : 

La pochette de l’un des albums du groupe

Source : http://www.adiac-congo.com/

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