Musique: Ekilibre rêve d’un avenir meilleur

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De son nom de famille Billy Ngamboma Billy, le jeune artiste fait depuis un moment la fierté des musiciens en herbe sur la place de Brazzaville. Ce garçon, dont le talent est suffisamment prouvé à travers les spectacles qu’il livre sur les places publiques, est en train de s’imposer grâce à des interprétations des chansons étrangères et quelque fois celles des deux Congo.

Ekilibre est arrivé dans la musique par vocation. Depuis son enfance, il a toujours été charmé par les grands orchestres du Congo. Il suivait la plupart d’entre eux partout où ils devaient se produire.

« Je suivais les orchestres comme G7, Bana Poto-Poto et bien d’autres. Je me suis retrouvé après dans des églises de réveil où j’ai intégré des chorales. J’ai travaillé avec certains musiciens chrétiens de la République démocratique du Congo. C’est Kitcho Man qui m’amènera chez Gladyce Samba, patronne du groupe Ntéla, auprès de qui j’ai découvert un autre genre de musique. De là, je me suis lancé dans la musique de recherche », a témoigné le jeune artiste qui ne tarit pas d’ambitions.

Actuellement, il a un album en chantier dont la sortie est programmée dans deux ans, notamment en 2020.

« C’est pour ne pas tomber dans la précipitation que je prends tout mon temps. Le générique de mon single c’est la « Foulardérie ». Il y a aussi un autre titre, « Bats-toi ». Une chanson chantée pour les migrants qui meurent en Libye parce qu’ils pensent trouver leur avenir en Europe. Je leur dis de se battre même sur leur propre continent, ils parviendront dans leur vie », explique-t-il.

Plusieurs styles interviennent dans ce single par lequel il croit convaincre les mélomanes. Il y a la rumba, le jazz, le sében et un genre fondé sur les bouteilles vides et les ustensiles de cuisine utilisés comme instrument.

« Notre musique, plus précisément la rumba, n’est plus bien vendue si l’on n’est pas de la trompe de Roga-Roga ou de Zao. Nous voulons sortir de la musique de ghetto, parce que la rumba est dansée dans un environnement précis », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter: « Notre genre musical ne plaît pas à tout le monde parce que nous disons la vérité. Nous amenons les Congolais à connaître leurs droits, en rappelant aux jeunes que le secret du succès, c’est le travail ».     

Enfin, le jeune Ekilibre se dit confiant en l’avenir, comptant sur les hommes de bonne foi pour l’accompagner dans la réalisation de ses rêves.                                                                                                                         

Légendes et crédits photo : 

Photo: L’artiste Ekilibre

Source : http://www.adiac-congo.com/

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