Motion de défiance contre le gouverneur du Kwilu : Gödel Kinyoka a 72 heures pour s’exécuter

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L’assemblée provinciale du Kwilu lance un ultimatum de 72 heures au gouverneur de cette province, Godel Kinyoka, s’il ne se présente pas devant les députés provinciaux d’ici au 24 juin pour être entendu dans le cadre d’une motion de défiance lancé contre lui. 

Au lendemain du dépôt de cette motion, le gouverneur Gödel Kinyoka  a été invité à Kinshasa mais il n’a pas encore regagné sa province.

D’après le rapport de l’assemblée provinciale de Kwilu, cité par Radio Okapi, cette longue absence est une stratégie du gouverneur pour échapper à son audition.

L’assemblée provinciale va donc porter plainte contre le gouverneur pour « outrage » à l’organe délibérant d’ici au 24 juin, date qui correspond à la durée de 30 jours requis par la constitution pour engager une action judiciaire contre une autorité qui refuse de répondre à l’invitation lui lancée par les députés.

A ce sujet, le rapport de l’assemblée provinciale de Kwilu évoque les articles 165 de la constitution et 69 de la loi 08/012 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces.

Quatre députés provinciaux du Kwilu avaient déposé mercredi 24 mai au bureau de l’assemblée provinciale, une motion de défiance contre le gouverneur de province Gödel Kinyoka.

Ils l’accusent de « mauvaise gestion et d’incompétence ». Outre ces faits, ces députés lui reprochent également le tribalisme, le népotisme et l’incapacité de conduire la province pour le bien-être de tous et le manque de collaboration avec son adjoint.

Les signataires de la motion de défiance précisent également que le gouverneur du Kwilu n’a jamais respecté les recommandations faites par l’assemblée provinciale.

Une marche des partis politiques de la Majorité présidentielle avait été organisée jeudi 25 mai à Bandundu-ville pour protester contre cette motion. Les manifestants avaient été dispersés par de coups de feu tirés par les éléments commis à la sécurité de l’organe délibérant.

Le cas du gouverneur Kinyoka est similaire aux cas d’autres gouverneurs de province frappés par une motion de défiance rappelés à Kinshasa quelques heures avant de se présenter devant les élus pour s’expliquer. C’est le cas dernièrement du gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo qui, visé par une motion de censure, s’est déplacé à Kinshasa pour des raisons d’Etat, alors qu’il était attendu devant les députés provinciaux pour être entendu sur ce qui lui est reproché.

 

Source : Media Congo

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