Mort de Dag Hammarskjöld: l’actuel SG de l’ONU réclame une nouvelle enquête

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M. Mohamed Othman, ancien magistrat de la Tanzanie et qui vient d’être nommé par l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour examiner les causes du décès de Dag Hammarskjöld, ancien Secrétaire général de cette organisation internationale, aura comme mission principale de tirer des conclusions des enquêtes déjà menées, notamment celles du Groupe des experts de 2015 et de la Commission Hammarskjöld de 2013.

Mort de Dag Hammarskjöld: l’actuel SG de l’ONU réclame une nouvelle enquête

Mohamed Chande Othman a notamment dirigé en 2015 un panel indépendant d’experts afin de réouvrir l’enquête sur la mort de feu le secrétaire général de l’ONU, Dag Hammaskjld, lors d’un crash mystérieux en 1961.

Cet éminent juriste aura aussi à recueillir de nouvelles informations concernant des thèses déjà avancées, notamment celle de l’attaque aérienne ou toute autre ingérence considérée comme l’hypothèse possible de l’accident survenu près de la localité zambienne de Ndola en 1961 et qui avait coûté la vie à l’ancien Secrétaire général et aux autres passagers de cet avion.

Ouverture du dossier, quel intérêt pour les congolais ?

Mort de Dag Hammarskjöld: l’actuel SG de l’ONU réclame une nouvelle enquête

Dag Hammarskjöld en compagnie de Lumumba, deux victimes de complots ourdies par des maffieux à la recherche d’intérêts économiques du sol et sous-sol congolais ? (© Getty Images)

L’intérêt des congolais dans ce dossier apparemment classé est de connaitre les causes de cet accident qui avait des répercussions politiques et sociales indéniables. Etant donné que la disparition brutale de cet homme doit avoir été fortement applaudie par des lobbies que le retour de la paix au Congo dérangeait, à cause des intérêts financiers et autres. On rappelle particulièrement que ce crash d’avion était survenu juste au moment où partout au monde, de nombreuses voix s’élevaient contre la sécession katangaise animée par l’inoubliable Moïse Tchombé et ses alliés provenant de certaines puissances occidentales et asiatiques.

Au regard du principe selon lequel : « bis repetita », les milieux congolais voudraient connaitre les véritables causes de ce crash pour mieux évaluer l’évolution de la situation sociopolitique du moment qui présente certaines similitudes avec ce qui était survenu à Ndola en novembre 1961, précipitant par voie de conséquence la chute du régime sécessionniste avec l’intervention armée des troupes onusiennes contre les forces katangaises et leurs alliés mercenaires venus d’Afrique du Sud, de la Rhodésie du Sud et d’ailleurs. Une guerre qui avait duré presque deux ans avec des dégâts matériels et humains considérables.

Il s’avère à ce jour que si la sécession katangaise avait abouti, la face du Congo aurait changé du fait qu’à l’opposé, d’autres milieux politiques se prétendant nationalistes avaient aussi déclenché une autre rébellion à travers les provinces du Centre, du Nord et de l’Est de la République.

Mort de Dag Hammarskjöld: l’actuel SG de l’ONU réclame une nouvelle enquête

L’ancien secrétaire général de l’ONU lors d’un de ses voyages dans la capitale congolaise, 13 September 1961. (© AFP Photo)

Le tableau actuel présente quelques similitudes avec ce qui s’était passé au Katanga et les Congolais tiennent au rapport de cette commission Dag Hammarskjöld pour ne pas être surpris par les plans machiavéliques fomentés par certains milieux maffieux à la recherche des marchés politico, financiers et économiques dans le sol et le sous-sol congolais.

C’est ainsi que le Groupe des experts dirigés par l’ancien magistrat tanzanien lance un appel à tous les cercles sociopolitiques et économiques des Etats d’Afrique de fournir tous les documents et témoignages concernant ce tragique événement qui avait sauvé l’intégrité et la souveraineté de la RDC face aux convoitises des milieux maffieux internationaux encore agissants en RDC et dans certains Etats voisins de l’Est. Dossier à suivre.

Source : Media Congo

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